Terra 26 janvier 2018 à 01h00 | Par Arnaud Marlet

130 exploitations bretonnes ont bénéficié du Pass'Avenir

Lancé il y a moins d'un an par le conseil régional pour "épauler et renforcer" les exploitations bovines en situation difficile, cet accompagnement qui associe partenaires techniques et financiers a déjà bénéficié à 130 exploitations.

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Le vice-président du conseil régional a fait le point sur le dispositif Pass'Avenir, avec les partenaires financiers et techniques.
Le vice-président du conseil régional a fait le point sur le dispositif Pass'Avenir, avec les partenaires financiers et techniques. - © Terra

Vous connaissez sans doute les Pass'Bio et Pass'Maec de la Région, mais peut-être un peu moins le Pass'Avenir. "En pleine crise du lait et de la viande bovine, la Région a décidé de renforcer son soutien à ses deux filières, avec la mise en oeuvre du Pass'Avenir", explique Olivier Allain, vice-président du conseil régional, lors d'une réunion le 16 janvier, organisée avec les partenaires techniques et financiers. Cet accompagnement technico-économique, individuel, est destiné à améliorer la résilience des exploitations.

Comment ça marche ?

Concrètement, les agriculteurs qui le souhaitent peuvent se faire connaître auprès des organismes agréés ou sont ciblés par ces derniers. Le Pass'Avenir comporte trois étapes. Cela commence par un diagnostic global de l’exploitation afin de mettre en exergue les points à améliorer et sur la base duquel un plan d’actions chiffré est établi et validé par l’exploitant. Ensuite, un suivi de l’exploitation est réalisé pour la mise en œuvre du plan d’actions. Avant un bilan-évaluation, au plus tard 18 mois après le diagnostic, faisant, lui aussi, l’objet d’une validation de l’éleveur. Côté financier, l’aide de la Région s’élève à 61,5 % du coût du Pass’Avenir (plafonnée à 830 € HT) versé à l’organisme qui réalise le travail. Peut s’y ajouter une aide de 250 € des partenaires bancaires, adressée directement à l’exploitant. La participation du bénéficiaire est fixée à 20 % minimum du coût total HT (soit 270 €) auxquels s’ajoute l’intégralité de la TVA.

Pour Olivier Allain, ce dispositif doit "apporter de la cohérence aux exploitations et répondre à des choix stratégiques qui méritent réflexion". De leur côté, les partenaires soulignent "un très bon accueil des éleveurs". D'ailleurs, les premières réalisations mettent en avant des marges de manoeuvres importantes, notamment sur les questions de coûts alimentaires et de productivité. À condition de lever les appréhensions à rentrer dans des dispositifs d'accompagnement.

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