Terra 13 juin 2019 à 08h00 | Par Claire Le Clève

Année 2018 satisfaisante pour la Clal-St Yvi

Sous sa nouvelle identité Terres de l’Ouest, la coopérative Clal St Yvi, à cheval sur le sud Finistère et l’ouest Morbihan, déploie avec ses 2 200 adhérents ses activités tant en productions animale, végétale, agrofourniture et distribution. Une stabilité en 2018 qui ne cache cependant pas ses inquiétudes face aux changements réglementaires à l’œuvre.

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Un bilan stable et satisfaisant de Terres de l’Ouest pour Denis Gogo, directeur et Pascal Fiche président de la Clal St Yvi.
Un bilan stable et satisfaisant de Terres de l’Ouest pour Denis Gogo, directeur et Pascal Fiche président de la Clal St Yvi. - © Terra

Sous sa nouvelle signature, Terres de l’Ouest, actée l’an passée, la quasi octogénaire coopérative Clal St Yvi a brossé jeudi dernier à Lorient, le bilan de l’année écoulée. 2018 est marquée par "la stabilité dans la répartition de nos activités, du chiffres d’affaires et des résultats", se réjouissent ses dirigeants, Pascal Fiche, président et Denis Gogo, directeur. Des activités sur quatre pôles de compétences qui ont généré 180 millions d’euros de chiffre d’affaires et 1,4 million de résultat. Et un dimensionnent qui s’appuie sur "un ancrage de proximité au territoire", cultivée par la coopérative qui observe sereinement les grands mouvements de fusion à l’œuvre. "Nous avons un modèle économique équilibré et résilient malgré le contexte économique et réglementaire perturbant", appuient-ils.

Culture du partenariat

Les productions sont adossées "aux marchés de clients solides sur lesquels nous sommes extrêmement vigilants", insiste Pascal Fiche. Ainsi, en production animale, l’année est qualifiée de "bonne en lait" pour la coopérative avec ses 800 producteurs et sa laiterie Lorco de Pont-Scorff, apporteur des marchés d’Orlait, leader français du lait de consommation et d’Even/Laita pour le fromage et l’export. Côté bovin, l’organisation de producteurs est partenaire de Bretagne Appro (Bigard). Même stratégie en légumes pour l’organisation de producteurs (avec un pôle herbes aromatiques) notamment apporteur chez Ardo. Même stratégie pour l’agrofourniture et le conseil avec 31 dépôts de proximité et 30 techniciens, et la distribution en s’associant au réseau Gamm Vert et Espace Vert au travers de 10 magasins.

Bio en progression

Parmi les faits marquants de l’année, une collecte laitière en légère baisse, un prix stable et une progression de 60 % de la collecte en lait biologique entre 2018 et 2017, soit 10 % des volumes collectés. Quant à la commercialisation des produits laitiers, "c’est le développement du bio et de l’export et une diversification de nos fromages vers de petits formats pour répondre aux exigences actuelles de consommation". L’année a également été satisfaisante en légumes, "notamment en haricots et une progression des surfaces en légumes bio, multiplié par quatre en 2019". L’amélioration est à noter en prix des céréales et des rendements en maïs.

La coopérative embauche, 28 collaborateurs l’ont été en 2018, soit 8 % de l’effectif. "Nous recrutons encore sur l’ensemble de nos métiers, sur le terrain mais également au siège de Rosporden", font savoir les responsables qui soulignent la poursuite du plan d’investissements "de 15 millions d’euros sur trois ans". Après ceux réalisés à Pont-Scorff sur la laiterie en 2018, c’est au tour des légumes avec l’acquisition notamment de matériels de récoltes pour l’OP en 2019.

Contexte réglementaire qui inquiète

"On avait l’impression d’être déjà en avance avec des recommandations, de l’agriculture de précision et on nous en demande encore davantage", interrogent les dirigeants. Quant aux conséquences de la séparation de la vente et du conseil pour cette coopérative aussi d’agrofourniture, "les règles sont en train de changer, le législateur enclenche des choses qui vont nous mener à des impasses techniques. Or nous sommes déjà dans toutes nos productions sur des démarches de qualité, nous sommes aussi dans des démarches de réduction des phytos bien engagée avec des collaborateurs sur le terrain pour les accompagner. À l’avenir qu’en sera-t-il", avancent-ils, inquiets "du niveau à terme de rentabilité de nos filières avec des augmentions de coûts de production quand tous les marchés alimentaires sont en baisse. L’équation va être difficile", prévient Pascal Fiche.

 

En chiffres

Terre de l’Ouest compte 2 200 adhérents

Un chiffre d’affaires de 180 M d’euros, en croissance de 30 % depuis 2010 :
55 % en productions animales, 36 % productions végétales et agrofourniture
et 9 % pour la distribution

Pour un résultat de 1,4 M d’euros

360 collaborateurs dont 28 embauches en 2018 (soit 8 % de l’effectif)

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