Terra 18 juin 2016 à 09h00 | Par Claire Le Clève

Année blanche, lever les blocages

Pour la FDSEA, l'année blanche est la seule mesure susceptible de ramener rapidement de la trésorerie dans les exploitations. Aussi en débloquer l'accès était au centre de la réunion initiée vendredi dernier avec les parlementaires morbihannais et les banques mutualistes du département.

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Les parlementaires du Morbihan avec la FDSEA ont pris l'initiative de convoquer une table ronde avec les banques mutualistes pour faciliter l'accès du dispositif année blanche.
Les parlementaires du Morbihan avec la FDSEA ont pris l'initiative de convoquer une table ronde avec les banques mutualistes pour faciliter l'accès du dispositif année blanche. - © Claire Le Clève

 

 

"Le dispositif année blanche existe, l'enveloppe est à peine consommée, 20 dossiers ont été déposés par des agriculteurs, 3 sont éligibles". Une goutte d'eau face aux besoins, s'indigne Frank Guéhennec, ainsi, "1 500 exploitations ont fait une demande au titre du fonds d'allègement des charges, 650 ont été servies à hauteur de 7 000 euros", compare le président de la FDSEA. Face à la crise, alertés par le syndicat en mai dernier, les parlementaires ont donc pris l’initiative, "toutes tendances politiques confondues", de convoquer une table ronde, vendredi dernier, à la chambre d'agriculture du Morbihan. Pour dissiper les points de blocage, Crédit agricole, Crédit mutuel et Banque populaire de l'Ouest ont pris part aux discussions aux cotés des représentants de la FDSEA et des sénateurs Joël Labbé et Michel Le Scouarnec et les députés Philippe le Ray, Paul Molac. Hervé pellois et Jean-Pierre le Roch

Se passer de l'aval bancaire

"Jusqu'à présent, il fallait l'aval de la banque pour que le dossier d'année blanche soit transmis à l'administration", détaille Frank Guéhennec. Certes,"les banques ont proposé de la restructuration de dette, du report de crédit, de la pause de remboursement, leurs produits pour près de 400 dossiers". Quant aux autres agriculteurs ? Ils recourent aux dettes fournisseurs, "avec des intérêts importants au final. Pour toutes ces raisons, l'année blanche est préférable", défendent les syndicalistes car le dispositif prévoit qu'un tiers des intérêts soit pris en charge par l’État, l'autre par la banque et le dernier tiers restant à la charge de l'exploitant.

Situation débloquée

A l'issue des discussions, le préalable bancaire a donc été supprimé. Désormais, c'est la DDTM qui centralisera la démarche en recevant directement la demande d'année blanche de l'agriculteur pour la transmettre à la banque. "C'est un acquis, on s'affranchit de la banque, nous voulons une approche collective pour donner un maximum de tickets d'entrée à ce dispositif", relève, satisfait, Frank Guéhennec. D'autant que la ferme morbihannaise rembourse en moyenne entre 30 000 et 40 000 euros d'annuité qui pourraient ainsi revenir dans la trésorerie de l’exploitation. "Une bouffée d'air dans ce contexte difficile", pour lequel la FDSEA a demandé une rallonge supplémentaire de l'enveloppe FAC. Car la crise perdure, "nous demandons à tous les maillons de la filière de nous aider à passer ce cap difficile. Il y aura des jours meilleurs".

 

Claire Le Clève

 

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