Terra 30 janvier 2014 à 08h00 | Par Chantal Pape

Au 1er janvier 2015 - Fusion des 4 GDS bretons

Point d'orgue d'un processus de rapprochement entamé dès 2007, la fusion des 4 GDS bretons devrait prendre effet au 1er janvier prochain. L'assemblée de GDS 29, le 23 janvier dernier, a permis de dessiner les contours du futur GDS Bretagne.

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Marie-Hélène Garrec, directrice du GDS du Finistère, et Jean-François Tréguer, président.
Marie-Hélène Garrec, directrice du GDS du Finistère, et Jean-François Tréguer, président. - © Chantal Pape

"En 10 ans, la Bretagne a perdu 26% de ses élevages. Le nombre d'éleveurs a diminué de 22%. Et la taille des troupeaux a progressé de 35%". Face à des éleveurs moins nombreux mais plus formés, plus exigeants, demandant des conseillers plus spécialisés, les 4 GDS bretons ont décidé de fusionner au 1er janvier 2015. "L'évolution de la réglementation nous a poussé aussi", reconnaît Jean-François Tréguer, le président du GDS 29. Le GDS Bretagne, reconnu OVS, organisme à vocation sanitaire, est l'interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, eux aussi régionalisés suite à la RGPP, la révision générale des politiques publiques.

Nés dans les années 50 au niveau de chaque département, les GDS ont d'abord lutté contre la brucellose, la tuberculose... L'union bretonne des GDS est lancée en 1972 et voit peu à peu ses missions augmenter. En 2007, les 4 structures départementales décident d'harmoniser leurs pratiques pour parvenir, en 2012, à proposer à leurs adhérents un même service au même coût d'un bout à l'autre de la Bretagne. Avant une fusion, programmée au 1er janvier 2015. "Nos objectifs sont clairs, précise Jean-François Tréguer. Nous voulons garder une proximité avec les éleveurs et leur proposer des conseils adaptés, en maîtrisant les charges. Viser l'excellence en santé animale, avec un modèle basé sur le mutualisme et la solidarité".

Demain, le GDS Bretagne s'appuiera sur un réseau de 1 500 délégués locaux, 100 administrateurs regroupés au sein de 4 comités départementaux, 7 conseils de section (bovin, qui représente plus de 90% de l'activité des GDS, ovin, caprin, aquacole, avicole, apicole et équin), et un conseil d'administration. "Et, pour plus de proximité, nous garderons nos 4 antennes locales".

 

 

 

Demain, le GDS Bretagne comptera :

- 25 500 adhérents,

- dont 20 000 éleveurs de bovins,

- 1 700 éleveurs d'ovins,

- 80 éleveurs de caprins,

- 1 500 aviculteurs,

- 64 aquaculteurs,

- 2 150 apiculteurs,

- et 134 salariés.

 

 

 

Un nouveau protocole pour la paratuberculose

 

"En paratuberculose, les protocoles existent depuis 30 ans. Et la situation ne s'améliore pas vraiment, avec l'apparition de 200 à 250 nouveaux cas par an en Bretagne", relate Joël Quéguiner, secrétaire général du GDS. L'arrivée de nouveaux tests de détection, plus performants, a permis à GDS Bretagne de lancer un nouveau protocole, en octobre 2013. Souhaitant assainir le troupeau via les animaux de renouvellement, il vérifie d'abord les conditions d'élevage des veaux, afin de leur éviter toute source de contamination. Puis les génisses sont testées avant leur mise à la reproduction, afin de repérer d'éventuelles excrétrices. Et des sérologies sont réalisées sur les vaches de plus de 24 mois, un calendrier de réforme devant permettre d'éliminer en priorité les animaux le plus à risques.

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