Terra 17 juillet 2014 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Avec l'innovation, concilier économie et environnement

Mi juin, la station expérimentale de Kerguehennec en Morbihan ouvrait ses portes avec des ateliers dirigés vers l'agronomie et la production végétale. Jacques Chuberre, président de la section céréales de la FDSEA 35 revient sur cette "vitrine de l'agriculture de demain".

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Jacques Chuberre.
Jacques Chuberre. - © A.M

La station expérimentale de Kerguehennec fait partie du dispositif régional de recherche appliquée des chambres d’agriculture de bretagne. "Je suis allé visiter la station à l'occasion des portes ouvertes car on y retrouve les innovations et les domaines de recherche qui feront les agricultures de demain", explique Jacques Chuberre. Conduite parcellaire par satellite pour une meilleure fertilisation, économies en azote pour un meilleur potentiel de rendement, techniques culturales sans labour...

Les innovations poursuivent un double objectif. Celui propre à l'exploitation, en termes de productivité et rentabilité, et l'autre davantage tourné vers les attentes sociétales, que ce soit au niveau environnemental ou sur les paysages. "Si on veut maîtriser nos coûts de production et si on veut évoluer avec la pression environnementale, il faut que l'on soit capable non seulement  de proposer des innovations, mais aussi de montrer ce que l'on fait", estime Jacques Chuberre.

Limiter les risques

A titre d'exemple, la station de Kerguehennec a réaménagé son site phytosanitaire. Un nouvel aménagement créé pour accompagner tous les professionnels impliqués dans le dossier "Bonnes pratiques phytosanitaires". "Cette nouvelle configuration permet de limiter les risques pour l'utilisateur et l'environnement, tout en optimisant le travail", note le président de la section céréales de la FDSEA, qui s'est dit également très intéressé par les recherches menées sur la mécanisation. Le carburant est un poste majeur de consommation d'énergie, et représente souvent, même dans les exploitations d'élevage, au moins 50% de l'énergie directe utilisée. Il apparaît donc comme une évidence que dans ce domaine, la recherche d'économies soit primordiale. "Le choix des tracteurs est très important, et nécessite d'avoir les connaissances sur les besoins réels en puissance", témoigne encore Jacques Chuberre.

Enfin le responsable syndical tient également à aborder le sujet du taux de protéine dans le blé. "Pour exporter du blé, les pays importateurs sont de plus en plus exigeants sur le taux de protéine et se tournent vers les pays baltiques", constate Jacques Chuberre. Et d'ajouter : "l'interprofession nous demande dorénavant d'être au minimum à un taux de 11,5% pour calculer le prix de base. En Bretagne, nous avons obtenu de ne pas avoir de pénalisation pendant deux ans, car ici c'est plus difficile d'atteindre ce taux, du fait que la technique est plus difficile avec de l'azote animal qu'avec de l'azote minéral". Pour maîtriser les flux de matières organiques, l'épandage peut se faire fin février - mars. "Mais si on veut faire de la protéine, il faut apporter de l'azote plus tard, ce qui veut dire qu'il faudra segmenter les apports... soit aussi davantage de travail dans les cultures".

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