Terra 26 avril 2018 à 15h00 | Par Arnaud Marlet

Comment le département soutien l'agriculture brétilienne ?

Depuis la mise en place de la loi NOTRe, les marges de manœuvre du Département sur l'agriculture ont été réduites. Pour autant, le conseil départemental d'Ille-et-Vilaine y consacrera encore en 2018 un budget de près de 7 millions d'euros sous forme de financements directs aux agriculteurs, de subventions aux partenaires et d'aides exceptionnelles sous forme d'appels à projets.

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Vendredi 20 avril, le conseil départemental organisait une conférence de presse pour présenter sa politque agricole.
Vendredi 20 avril, le conseil départemental organisait une conférence de presse pour présenter sa politque agricole. - © AM

"Même si le format est plus compliqué, nous continuons à soutenir l'agriculture à notre mesure, avec des dispositifs en compatibilité avec les orientations régionales", explique le président du conseil départemental, Jean-Luc Chenut. "C'est une spécificité de l'Ille-et-Vilaine, nous sommes une terre d'agriculture avec un enjeu économique, de développement et d'aménagement du territoire", poursuit Bernard Marquet, en charge de l'agriculture.

Au-delà des aides directes aux agriculteurs (voir encadré), la politique agricole du département se matérialise par un soutien financier aux partenaires telles que la chambre d'agriculture ou le réseau Impact. La part la plus importante du budget (50 %) est consacrée au Labocea, qui regroupe les laboratoires des départements d'Ille-et-Vilaine, des Côtes d'Armor et du Finistère, ainsi que celui de Brest Métropole. "Ce soutien du département contribue à la sécurité sanitaire des élevages, de la population et de l'environnement", ajoute Bernard Marquet. Enfin, l'accompagnement départemental, c'est aussi des appels à projets qui permettent de favoriser des politiques transversales (environnementales, sociales) et de mettre en avant des partenariats.

Appels à projets

En 2017, l'appel à projets pour une "agriculture durable et citoyenne" avait attiré 20 candidatures, dont 17 ont été retenues, pour un montant total d'aides de près de 200 000 euros. Il est renouvelé cette année avec un dépôt des candidatures programmée le 1er juin au plus tard. À noter qu'une nouvelle thématique sur le foncier y est intégrée cette année. Il s'agit en effet de faire émerger des projets de protection, structuration ou maîtrise du foncier agricole (reconquête des friches, politique foncière en faveur de la protection ou restructuration des cours d'eaux, valorisation de foncier pour répondre à une demande en alimentation durable et locale...). Comme en 2017, le montant maximum par projet s'élève à 15 000 euros. Les projets seront auditionnés par un comité de pilotage entre le 27 juin et le 4 juillet. Parmi les critères d'éligibilité, une attention particulière sera portée sur les projets innovants qui proposeront des solutions nouvelles d'intérêt technique, économique, environnemental.

Deux autres appels à projets seront lancés début juin. Le premier pour l'accessibilité aux parcelles de pâturage et le deuxième pour développer l'agroforesterie. L'an passé, l'accessibilité au pâturage avait recueilli 80 dossiers et avait permis de rendre accessible 1 000 ha supplémentaire, et un allongement du pâturage de sept semaines en moyenne sur les exploitations concernées.

Bilan du plan de soutien  à l'élevage

Le plan de soutien à l'élevage a permis d'accompagner 103 exploitations agricoles ou associations de producteurs du territoire à travers de nombreux projets en deux ans pour un montant total de 500 000 euros. Cette aide à l'investissement exceptionnelle a été mise en place pour répondre à la crise conjoncturelle structurelle.

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