Terra 30 janvier 2014 à 08h00 | Par Propos recueillis par Arnaud Marlet

Déplacements agricoles et voirie : une charte pour quoi faire ?

C'était un travail de longue haleine, débuté fin 2011 et qui a abouti en juin dernier à la signature d'une charte intitulée "déplacements agricoles et voirie en Ille-et-Vilaine". Cette dernière a été jointe à la charte agriculture et urbanisme. René Collin, vice-président de la FDSEA et de la chambre d'agriculture en livre les tenants et aboutissants.

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Comment est née cette charte ?

A la fin 2011, la FDSEA a été sollicitée pour intervenir sur la problématique des aménagements des centres bourgs, car les déplacements agricoles étaient rarement pris en compte dans les modifications de voirie. Ainsi, de nombreux centres bourgs sont devenus inaccessibles aux engins agricoles, sans que des itinéraires de substitution aient été étudiés. A l'époque, nous avions envoyé un courrier au conseil général pour se saisir de cette problématique et nous avons donc été conviés à participer à un groupe de travail, avec le conseil général, la FDSEA, les JA, la chambre d'agriculture, les ETA, la FD cuma et l’association des maires du département. Tout ce travail a abouti, en juin dernier, à la signature de la charte au moment de l'assemblée générale des maires d'Ille-et-Vilaine.

 

 

 

Quels en sont les objectifs ?

Tous les partenaires ont souhaité s'engager dans une démarche de concertation, avec des objectifs affichés tels que porter à la connaissance des gestionnaires de voirie les spécificités de la circulation agricole, ou encore formuler des recommandations à mettre en œuvre pour les futurs projets d'aménagements, sans oublier d'établir des cartes de circulation des engins. Il faut prendre en compte l'activité agricole, première activité économique du département pour arrêter de faire des aménagements qui mettent en péril les engins agricoles, ou ces aménagements eux-mêmes. C'est souvent une question de bon sens, et il existe des solutions compatibles avec la circulation des machines agricoles. Dans un premier temps, nous avons eu des échanges pour rappeler la réglementation en matière de circulation des convois et en expliquant également le fonctionnement des différents outils et instruments agricoles, leurs dates d'utilisation...


 

 

Quels sont les engagements réciproques que prônent la charte ?

Sans en faire la liste exhaustive, on peut souligner que les partenaires s'engagent notamment pour tout projet d'aménagement à maintenir des continuités d'itinéraires et si un projet ne permet pas la circulation des engins agricoles, le maître d’œuvre doit s'efforcer de proposer un itinéraire alternatif, y compris pendant la durée des travaux. Les agriculteurs s'engagent, eux, à respecter ces itinéraires alternatifs. Par ailleurs, une instance de concertation a été crée et est pilotée par le département. Cette dernière doit s'assurer de la diffusion de cette charte, assure une veille technique et réglementaire et met notamment à jour les schémas locaux de circulation. Que l'on parle de terre-plein, de chicanes ou de ralentisseurs, il existe des alternatives qui permettent à la fois de ralentir les véhicules légers, sans que les engins agricoles risquent d’endommager leurs systèmes hydrauliques ou leurs pneumatiques. Sur ce dossier, nous avons eu la chance d'être écoutés, ce qui prouve que le dialogue est toujours profitable. Maintenant que cette charte existe, il faut que les collectivités s'attachent à la faire vivre.


 

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