Terra 19 avril 2019 à 10h00 | Par Arnaud Marlet

"Depuis tout jeune je voulais m'installer"

Installé en Gaec avec son père en vaches allaitantes et engraissement de jeunes bovins, Jimmy Guérin est depuis peu le nouveau président de JA 35. Rencontre avec un jeune homme qui a le sens de l'engagement chevillé au corps, et qui a fait de sa passion du métier, le moteur de son exploitation.

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Jimmy Guérin.
Jimmy Guérin. - © A.M

Sur le rectangle vert des terrains de foot, ce sont les couleurs rouge et noire qui font vibrer ce supporter du stade rennais. Supporter et abonné, Jimmy Guérin ne rate pas une occasion d'encourager ses couleurs. Il était même du déplacement historique des Rennais à Londres pour le match face à Arsenal. Avant peut être de se rendre au stade de France, pour la finale de la coupe de France face au PSG... Dans le rectangle vert des prairies, il est tout autant passionné, mais cette fois ni rouge ni noire, c'est la Blonde d'Aquitaine qui a trouvé grâce à ses yeux.

Après un BEP, un Bac pro et un BTS au lycée les Vergers à Dol de Bretagne, Jimmy Guérin va d'abord travailler pendant trois ans en tant que commerçant pour bestiaux. "Depuis tout jeune, je voulais m'installer. Alors soit j'attendais le départ en retraite de mon père soit je trouvais une ferme à reprendre", explique le jeune éleveur. Clin d'oeil du destin, c'est la ferme d'un autre passionné du stade rennais et engagé corps et âme dans le syndicalisme qu'il reprendra quelques années plus tard. "J'avais déjà eu des discussions avec Jean-Michel Lemétayer du temps de son vivant. Quand ses associés ont décidé d'arrêter, l'atelier lait a été vendu et moi j'ai repris les terres, les bâtiments et le matériel", confie Jimmy, pour qui marcher dans les pas de Jean-Michel Lemétayer n'est pas une pression mais une fierté.

Aujourd'hui il est donc en Gaec avec son père, à la tête d'une exploitation de 160 hectares, sur deux sites, avec 460 places en taurillons (50 % Charolais, 50 % Blonde) et une cinquantaine de mères en Blonde d'Aquitaine. Une race qu'il affectionne particulièrement. "J'avais fait des stages en Limousine et Charolaise, mais j'ai pris goût à la Blonde, que j'estime être une race un peu plus technique", ajoute l'éleveur. Dans cette nouvelle vie, son expérience de commerçant en bestiaux lui est bien utile. Ainsi, avec son papa, ils achètent tous leurs broutards eux-mêmes. Une partie en campagne chez des éleveurs autour de chez eux, une partie au marché de Châteaubriant, ainsi que chez ses anciens collègues. "Sans oublier un ami de mon père pour les charolais, qui est commerçant dans le centre de la France". Côté débouché, tous les taurillons sont vendus à Bigard à Quimperlé, depuis une dizaine d'années. Depuis l'an dernier Jimmy fait aussi un tout petit peu de vente directe.

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