Terra 26 juin 2014 à 08h00 | Par Jean Dubé

Doux n'est pas à vendre !

Alors que les rumeurs de rachat, se sont multipliées ces derniers jours, les représentants du groupe Doux et notamment l'actionnaire principal Didier Calmels, ont tenu lors d'une conférence de presse à mettre les choses au point. Le groupe Doux se redresse, il n'est pas à vendre, même si des contacts sont engagés avec d'autres entreprises en France et à l'étranger.

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Doux, ce sont aujourd'hui encore 2 200 salariés dont 1 700 en CDI, 580 éleveurs (dont 250 à UKL), 500 M€ de chiffre d'affaires dont 140 M€ de produits élaborés. Le groupe sort d'une phase dépôt de bilan et a passé le cap de 7 mois de redressement judiciaire.

Arnaud Marion, le directeur général du groupe énumère les éléments. Selon lui "le groupe se redresse", il reste fort sur les marchés et il reste le 3e producteur mondial de volaille. Ses marques, notamment père Dodu, la qualité et la traçabilité de sa production font de lui un des leaders du marché. Il lui faut capitaliser sur ses marques, garder des volumes importants pour parvenir à écraser ses coûts fixes. "Doux est redevenu attractif", Arnaud Marion l'affirme : "le plus dur est derrière nous".

Après la disparition des aides à l'exportation, le groupe s'est restructuré, au niveau de ses outils, il a aussi restructuré sa dette 90 M€, et a cherché à développer des nouveaux segments, en particulier le pôle produits élaborés. De 14 M€ le chiffre d'affaires de Père Dodu est passé à 28 M€ en 2013 et sera de 35 M€ en 2014. Alors le groupe Doux est il sauvé ? On aimerait le croire.

Quels sont aujourd'hui les projets ?

Pour Arnaud Marion, l'ambition est avant tout de préserver les parts de marché,  et l'unité du groupe. "Père Dodu est courtisé mais n'est pas à vendre". Mieux, sur l'avenir du groupe Doux dans son ensemble, il explique "qu'il n'y a pas matière à fantasmer !". Le groupe Doux serait redevenu profitable et susciterait l'intérêt de la part d'opérateurs français et étrangers. "Ils sont plusieurs à s'intéresser à nous, Doux n'est pas à vendre mais il est ouvert à des alliances ou des adossements".

Et si le groupe Almunajem qui devait entrer au capital de la nouvelle société ne l'a pas encore fait, ce n'est pas très grave. "Il accompagne le groupe Doux, notamment dans ses besoins en fond de roulement. Ils rentrent quand ils le veulent. Tout le monde se satisfait pleinement de la situation actuelle et, de toute façon, le groupe Doux travaille avec eux exactement comme s'ils étaient actionnaires".

Bref, tout va bien et tout pourrait aller encore mieux si les responsables politiques redonnaient un peu de visibilité et de facilités aux entreprises d'export en revoyant la question de la parité Euro/Dollars. "Le groupe produit en Euros et vend en Dollars".

Demain Doux va-t-il racheter Tilly Sabco ? Les responsables Doux écartent cette hypothèse, mais expliquent que maintenant qu'ils "sont redevenus fréquentables", notamment auprès des responsables politiques, ils ont développé une démarche de filière française pour remettre à plat l'organisation de cette dernière et sauvegarder les emplois. Doux se dit prêt à y participer de façon active soit au travers d'alliances ou de partenariats. "Il ne reste pas beaucoup de temps pour le faire".

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