Terra 15 juin 2018 à 08h00 | Par Claire Le Clève

Emploi : tension en production animale

Plus d’offres, plus de postes, plus de candidats, le marché de l’emploi agricole a été dynamique en 2017. Le nombre de salariés ne cesse de croître dans les exploitations. Encore plus 5,8 % depuis 2013. Mais il faut plus de temps pour trouver la perle rare de moins en moins formée à l’agriculture.

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Louise Maurice, aux côtés de Jean-Claude Foucraut président de l’Anefa Bretagne et Daniel Audo de l’Anefa Morbihan.
Louise Maurice, aux côtés de Jean-Claude Foucraut président de l’Anefa Bretagne et Daniel Audo de l’Anefa Morbihan. - © Terra

"Il faut trois mois pour trouver un salarié aujourd’hui en production animale", pointe Louise Maurice, jeune recrue de l’Anefa de Bretagne, chargée de projet. Et la concurrence est féroce entre secteurs dans des régions, "où comme Ploërmel ou Pontivy, on peut considérer que c’est le plein emploi", cadre Jean-Luc Foucraut président de la bourse régionale de l’emploi qui observe 14 % d’offres supplémentaires et 4 % de candidats en plus. Ainsi, l’année 2017 a été qualifiée de "dynamique sur le marché de l’emploi", lundi dernier à Vannes, lors de la journée qui était dédiée à cette thématique devenue cruciale. Avec les 38 175 exploitants que comptait la Bretagne en 2016 (-5,3 % par rapport à 2013), 69 982 salariés (soit 28 336 équivalents temps pleins, 5,8 % de plus qu’en 2013) pour près de 122 000 contrats dont plus de 20 % en CDI.

L'agriculture attire

En 2017, 2 221 offres ont été proposées en Bretagne correspondant à 3 641 postes sur lesquels 2 475 candidats ont postulé. Ce sont 14 % d’offres supplémentaires et 5 % de placements en plus mais "la tension touche tous les secteurs. L’indicateur, c’est le délai pour recruter, il a augmenté d’une semaine", constate Louise Maurice pointant 38 % d’offres de recrutements en lait supplémentaires dans le Morbihan. Si l’anticipation est de rigueur, elle ne suffit pas. L’agriculture attire des candidats à 80 % non issus du milieu agricole et dont 58 % n’ont aucun diplôme agricole. "C’est l’inverse de ce que recherchent les exploitants !", note Jean-Claude Foucraut. Comment assurer l’employabilité de ces nouvelles recrues ? La réponse passe par la formation, "notamment dans nos centres de la chambre d’agriculture", attendent les responsables professionnels.

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