Terra 02 septembre 2016 à 08h00 | Par Claire Le Clève

En janvier, les groupes mettent cap à l'Ouest

Place au festival national des groupes de développement, ils se réuniront les 19 et 20 janvier à Vannes. 12 circuits bretons sont programmés pour accueillir les 600 participants attendus, les inviter à échanger, et à partager.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Autour d'Olivier Tourand, président de la FNGeda et d'Eric Touzard, de la Frgeda, les responsables départementaux des groupes de développement bretons.
Autour d'Olivier Tourand, président de la FNGeda et d'Eric Touzard, de la Frgeda, les responsables départementaux des groupes de développement bretons. - © Terra

Ils cogitent, cherchent, trouvent, essaiment pour "progresser dans leur exploitation et dans leur vie personnelle tout en construisant l'agriculture de demain", résume Olivier Tourand, président de la Fédération nationale des Geda qui fédère ces groupes de développement, Geda, Ceta...

Le collectif, l'humain et l'innovation

Sous des noms différents et avec une même volonté construite sur la base du volontariat, "les groupes s'approprient des thématiques souvent innovantes. Il sont masculins, mixtes mais aussi féminins avec des thèmes qui trouvent toute leur actualité pour traverser ces périodes de crises", appuie-t-il englobant les 40 départements ou régions dans lesquels ils existent, unis autour de quelques valeurs :  "Le collectif, avec lui on ne peut que progresser mais il y a aussi l'humain, c'est le premier capital de nos exploitations. S'il ne fonctionne pas bien, l'entreprise stagne",
rappelle-t-il avant de nommer le troisième pilier, l'innovation. "C'est capital pour que nos exploitations produisent encore demain de la nourriture pour nos concitoyens et permettent aux agriculteurs de vivre de leur métier". Une feuille de route et un cap enrichis au fil des ans. "En 2008, notre festival de Dole s'intéressait à l'AEI devenue pratique courante dans nos exploitations. A l'époque, Bruno Parmentier nous a remué les méninges, ensuite on a embauché un ingénieur pour travailler ces thématiques. Aujourd'hui, nous travaillons sur les médecines alternatives, l'érosion des sols, la prospective et les groupes féminins, le bien vivre au travail ", inventorie-t-il. Un travail en réseau, d'échanges et de coups d’œil glissés par dessus la haie... "C'est comme cela qu'on trouve les solutions", insiste Eric Touzard, président de la FRGeda Bretagne. Et tous les quatre ans, 400 à 600 agriculteurs remettent sur l'ouvrage ce festival pour se frotter à de nouvelles thématiques.

Vents d'ouest portants

En janvier prochain, cap à l'Ouest. A la Bretagne de présenter le travail de ses groupes, ce sera les 19 et 20 janvier. "On part 24 h à la découverte des réalisations, le jeudi après midi et le vendredi matin et la nuit est festive", préviennent ses organisateurs. Le but ? "Chercher des idées, échanger avec nos pairs et partir reboostés, avec plein d'idées à mettre en œuvre sur nos territoires", résume Olivier Tourand. La multi-performance sera à l'honneur au travers des 12 circuits proposés dans les 3 départements bretons que sillonneront les festivaliers, suivant leurs choix. Aspects économiques, sociaux et environnementaux s'y côtoieront en cohérence avec un programme en partie dévoilé* mardi dernier au Gaec de Ker Avel à Questembert (lire encadré). Et les participants seront amenés à débattre de la stratégie collective du réseau des groupes de développement pour les années à venir. Vaste question où démontrer la valeur ajoutée que peut apporter l'appartenance à un groupe de développement devient essentiel. "Il nous faut la mesurer, on y travaille", note Eric Touzard qui, avec Olivier Tourand, ont signé la convention de partenariat avec le Crédit agricole du Morbihan pour l’accueil des festivaliers, coup d'envoi du rétroplanning.

* Le programme complet des circuits du festival à découvrir sur
www.pardessuslahaie.net/festival-des-groupes-2017

Au fil du lait

"Au fil du lait" est l'un des 12 circuits proposés aux festivaliers. Il permettra de découvrir à Ploërmel une exploitation laitière haute technologie robotisée et à Questembert, la ferme laitière bio de la famille Le Bodo qui accueillait mardi dernier la présentation du festival des groupes. Là, Brunes des Alpes et Prim'Holstein sont élevées pour donner 170 000 litres de lait dont 120 000 sont livrés à l'entreprise Eurial et 50 000 transformés et commercialisés au travers d'un magasin de producteurs et auprès des collectivités. "Ces deux moyens de productions différents et familiaux sont compatibles et complémentaires", pour les responsable de Res'Agri.  Pour eux, savoir-faire, innovation et passion sont des ingrédients indispensables dans tous types de productions, industrielle comme en circuit court, et pour lesquels les groupes ont toute leur pertinence.

En chiffres

Les groupes bretons existent depuis plus de 60 ans, ils rassemblent 8 000 exploitations adhérentes à Res'Agri pour le Morbihan, aux comités de développement du Finistère et aux Geda et Ceta d'Ille et Vilaine.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Terra se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves
Prochaine brève

10 brève(s) » voir toutes

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui