Terra 24 juillet 2018 à 10h00 | Par Chantal Pape

En race Holstein, le Finistère mise sur repro et santé de la mamelle

Le 14 juin dernier, à Hanvec, l'assemblée générale de Holstein Finistère a permis de faire le point sur un syndicat dynamique, qui multiplie les animations en direction de ses 150 adhérents. Mais aussi de présenter le bilan génétique du département.

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L'assemblée générale de Holstein Finistère s'est tenue le 14 juin dernier à Hanvec.
L'assemblée générale de Holstein Finistère s'est tenue le 14 juin dernier à Hanvec. - © Chantal Pape

"Le groupe de jeunes éleveurs Vachement Breiz a trouvé son rythme de croisière et organise régulièrement des échanges", se félicite Holstein Finistère. Avec 150 adhérents, le syndicat organise tous les ans des réunions de secteur sur les choix des taureaux. Et participe au concours départemental de pointage. "Il permet de sélectionner les jeunes pour la phase nationale, au Salon de l'agriculture à Paris". En décembre dernier, à Moëlan sur Mer, les JA l'ont prolongé d'un pique-nique. "Et le tout s'est déroulé dans une excellente ambiance". De quoi motiver de nouvelles recrues pour les concours, l'une des principales activités du syndicat.

 

 

Patrick Cabon, président d'Holstein Finistère
Patrick Cabon, président d'Holstein Finistère - © Chantal Pape

Un bon cru 2017

Avec le titre de grande championne au Régional Prim'Holstein des Terralies pour Yorickroxy, à la copropriété Gaec Toullec/Gaec Madec et au Space pour Cap J Irana, au Gaec Cabon, le Finistère a tiré son épingle du jeu en 2017. "Nous espérons avoir d'aussi bons résultats sur 2018", indique Ronan Gourmelen, qui souligne la bonne vitalité des comices et concours cantonaux, au nombre d'une dizaine par an. "Ils servent souvent de tremplin pour découvrir des éleveurs et des animaux".

Tous les ans, le syndicat procède également à deux commandes groupées de semences, ce qui permet des tarifs plus intéressants. "Le développement de la génomique offre plus de choix aux éleveurs, constate Patrick Cabon, le président de Holstein Finistère. Des éleveurs parfois un peu perdus devant une telle variété et en difficulté au moment de sélectionner des taureaux. "Nous allons sélectionner plus de mâles non génomiques. Et proposer des livraisons à la ferme pour ceux qui le souhaitent".

"Merci pour ton investissement au service de la race". L'assemblée générale a aussi été l'occasion de souligner le travail de Thomas Rocuet. Animateur du syndicat depuis des années, mis à disposition par la chambre d'agriculture, il a décidé de donner un nouveau virage à sa carrière professionnelle. Et, depuis le 1e mai, il est installé comme agriculteur à Trégunc, où il élève des Blondes d'Aquitaine. "Je serai remplacé à l'automne par Pierre Bescou", indique l'ancien conseiller, venu une dernière fois prêter main forte aux éleveurs.

 

 

Daniel Bizien, technicien Prim'Holstein France, a présenté le bilan génétique du Finistère
Daniel Bizien, technicien Prim'Holstein France, a présenté le bilan génétique du Finistère - © Chantal Pape

8 470 kg de lait

"Le Finistère compte un peu moins de 94 000 vaches Prim'Holstein, dont 32 338 adhérentes à Prim'Holstein France", indique Daniel Bizien, technicien PHF, qui a détaillé le bilan génétique des élevages du département. "A 118, l'Isu moyen y est un peu plus élevé que la moyenne française, 117". Un critère synthétique qui n'est pas sans intérêt économique. "Un point d'Isu supplémentaire, c'est 5 €/vache/an".

Une étude plus détallée montre que si le Finistère a "sacrifié" l'index lait, avec une production moyenne à 8 470 kg contre 8 904 kg en France, la sélection sur la santé de la mamelle a porté ses fruits, avec un index de 0,37 contre 0,32 en moyenne nationale. "Le Finistère est leader sur ce critère, indique Daniel Bizien. Et le meilleur élevage du département est en traite robotisée et aire paillée".

Le Finistère se distingue aussi sur la reproduction, avec un index de 0,45 contre 0,39 en France. "Et le taux protéique progresse de près de 0,2 point par an, le taux butyreux de 0,3 point". Une quinzaine d'élevages dépasse une moyenne d'étable de 10 000 kg de lait brut par vache. Et les meilleurs flirtent avec un TP moyen supérieur à 34, un TB supérieur à 45.

Plus de 100 000 kg de lait

Le bilan génétique annuel est aussi l'occasion d'apprendre que 471 vaches françaises, dont une vingtaine de finistériennes, encore en lactation entre août 2016 et juillet 2017, ont produit au moins 100 000 kg de lait. Critère important pour la rentabilité de l'élevage, la quantité de lait par jour de vie se situe, en moyenne, à 10,8 kg au niveau national, quand les meilleures vaches finistériennes flirtent désormais avec les 30 kg.

"Les vaches invisibles ne pourront plus se cacher". Pour aider les éleveurs à classer leurs vaches sur leurs performances de rentabilité, PHF a lancé le logiciel éCow durant le Space 2017. "A partir des résultats officiels de morphologie, fertilité, santé de la mamelle et production, le logiciel attribue une note à chaque vache, ce qui permet de les comparer entre elles", détaille Daniel Bizien.

 

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