Terra 24 janvier 2019 à 10h00 | Par Claire Le Clève

FDSEA, "votez et faites voter"

Salle de la Maillette comble, jeudi dernier à Locminé. Il faut booster les troupes, convaincre de "voter et de faire voter". L'enjeu de représentativité pèse sur le scrutin des élections chambre. Tour à tour, chacun s'y est employé, candidats de la listes de la FDSEA-JA, Christiane Lambert ou Aurélien Clavel, avec l'appui d'Olivier Mevel.

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Les candidats de la liste FDSEA se sont présentés entourés de Christiane Lambert, présidente de la FNSEA et Aurélien Clavel, Vice président de JA national.
Les candidats de la liste FDSEA se sont présentés entourés de Christiane Lambert, présidente de la FNSEA et Aurélien Clavel, Vice président de JA national. - © Claire Le Clève

 

 

 

Avec un programme qui veut défendre avant tout "une agriculture rémunératrice au travers un projet morbihannais pour et par des agricultrices et des agriculteurs fiers de leur métier", l'objectif est clair. "Reconduire Laurent Kerlir à la tête de la chambre d'agriculture", entame sans détour Frank Guéhennec, tête de liste de la FDFSEA et des JAdu Morbihan, en accueillant dans la salle de la Maillette les adhérents du syndicat, très mobilisés.

"Être la maison des agriculteurs"

Les grandes missions de la chambre d'agriculture, il les rappellera aussi. "Être à l'écoute et au service de tous les agriculteurs... Et les accompagner en proximité, de manière collective ou individuelle, former avec un ancrage et ce challenge de la transmission-installation et la protection des anciens". Ce, sans oublier les missions consulaires de représentation dans un contexte où la loi Nôtre a redistribué les cartes des compétences obligeant, là encore, "une proximité pour être auprès des élus et être les référents des collectivité territoriales sur l'agriculture".

"La force d'un réseau"

"On est là pour soutenir un département dynamique avec un enjeu de renouvellement des générations fort" pointera Aurélien Clavel, Vice président de JA national, rappelant les acquis du travail syndical, soulignant le réseau, "une force", avec sa cohérence de structuration, du local aux instances nationales. "Un réseau qui, depuis le terrain, trace une ligne politique dans laquelle on s'investit tous les jours. C'est un travail d'équipe. On ne vend pas du rêve mais nous trouvons des solutions", reprendra Frank Guéhennec.

Enjeux de représentativité

Pour un scrutin, "qui un test de représentativité", cadre Christiane Lambert, présidente de la FNSEA revenant sur la genèse d'une élection née 1981, "un test de la représentativité des syndicats agricoles". Au travers, le message, pour la cheffe de file du syndicat, est clair à l'égard du pouvoir public, "à une époque où les corps intermédiaires sont considérés comme des ralentisseurs, nous voulons être plus associés", insiste Christiane Lambert pour servir un projet politique qu'elle détaillera.

Agriculture qui donne envie

"Une agriculture attractive en jeune et salariés, tournée vers l'avenir avec du revenu, moins de charges et de contraintes, en changeant l'agribashing", sans omettre de relever défis qui se dessinent : "phytosanitaires, on a entendu et proposé, alimentaire, énergétique, nous le pouvons". Et pour ce faire "vous avez un challenge, améliorer les taux ici. Le score d'un département avec beaucoup d'actifs est important. Le taux de participation était de 54 % en 2013, quand pour les chambres de commerce et d'industrie il est de 20 % ! Dépassez les 50", exhorte-t-elle pour "choisir la politique que nous voulons, plutôt que subir ", mettant en valeur la vertu des V pour y parvenir : "nos valeurs de travail et d'engagement, notre vision pour l'agriculture, notre volonté, être en vérité et au bout, nous croyons à la victoire mais, votez et faites voter".

Claire Le Clève

 

 

 

 

 

Olivier Mevel, enseignant chercheur, spécialiste de l'agroalimentaire
Olivier Mevel, enseignant chercheur, spécialiste de l'agroalimentaire - © Claire le Clève

Agribasching

"Il est temps qu'on s'organise "

 

"Il est grand temps de conscientiser la population", estime Olivier Mevel, enseignant chercheur, spécialiste de l'agroalimentaire, venu en "ami", décortiquant les ressorts d'un agribashing et de ses tenants, "qui commettent des délits et utilisent la manipulation et ses techniques. Il faut arrêter leur contamination". Et de rappeler que même si le contexte est compliqué, "je sonde des panels de 50 000 consommateurs. Cet agribashing, je n'en trouve pas trace. L'agriculture est considérée comme secteur stratégique par 93 % français qui ont à 68 % confiance dans leur agriculture. Si la défiance est grandissante c'est à cause des mensonges et des scandales liés à la transformation. L'agribashing de quelques uns n'est pas l'agribashing des consommateurs et des citoyens. Vous pouvez être fiers de votre métier" a-t-il exhorté. Pour lui, "il est temps que la riposte s'organise", invitant à s'entourer "d'un réseau d'experts capables de les contrer. C'est difficile de se défendre soi-même".

Une salle comble à Locminé, espace de la Maillette
Une salle comble à Locminé, espace de la Maillette - © Claire Le Clève

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