Terra 03 mai 2018 à 09h00 | Par Arnaud Marlet

Fourrages riches en protéines : la solution d'avenir en élevages bovins

La station expérimentale bovine de Mauron (56) organise une opération portes ouvertes le jeudi 24 mai sur le thème "J'améliore mon autonomie protéique" (une autre porte ouverte est programmée sur ce thème le 7 juin à Trévarez, 29). Focus sur l'histoire de cette station et les essais en cours, avec son responsable Daniel Le Pichon.

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Daniel Le Pichon, responsable de la station de Mauron.
Daniel Le Pichon, responsable de la station de Mauron. - © Terra

La station de Mauron est la station de recherche appliquée en production de viande bovine du pôle herbivore de la chambre d'agriculture de Bretagne. Elle a été créée en 1968 sur des terres du conseil départemental du Morbihan, "suite à une volonté des agriculteurs de développer la production agricole en Bretagne et qui souhaitaient disposer de leurs propres références", explique Daniel Le Pichon, responsable de la station depuis 1995.

 

Autonomie fourragère et protéique

Avec une pluviométrie moyenne annuelle de 740 mm, la sécheresse estivale est souvent marquée sur la station. Elle dispose de 62 ha de SAU et 40 ha de landes sont pâturés sur le massif de Brocéliande dans le cadre de la maîtrise des risques d’incendie. "Au départ les travaux ont porté sur l'intensification de la production animale, puis sur l'environnement, la limitation du désherbage, l'utilisation de fumier et lisier sur les prairies, et ensuite sur la qualité des produits nutrionnels, comme avec la graine de lin", témoigne Daniel Le Pichon. Aujourd'hui, c'est donc l'autonomie fourragère et protéique qui est au cœur des travaux de recherche, en gardant à l'esprit la productivité. "On est sur tout ce qui est protéagineux, légumineuses et prairies", confirme le responsable de la station. Tous ces travaux permettent d’apporter des réponses précises aux éleveurs et doivent être, bien sûr, en phase avec les attentes de la société : réduction d’intrants et autonomie alimentaire, adaptation au réchauffement climatique, réduction des dépenses d’énergie, qualité nutritionnelle de la viande et aménagement du territoire. La majeure partie du temps de travail est consacrée aux mesures, à l'enregistrement et au traitement des données expérimentales.

Implantation de la luzerne, valeur des prairies de fauche, densité de semis et répartition des semences RGA-TB, pâturage tournant dynamique, finition des vaches limousines, efficacité alimentaire des jeunes bovins... autant d'essais réalisés sur la station de Mauron.

 

Croisements

À titre d'exemple, un autre essai débuté en 2015 touche aujourd'hui à sa fin : la production de jeunes bœufs et génisses de 14-15 mois. "C'est une sollicitation de l'interprofession Interbev pour répondre à l'évolution de la demande des consommateurs, avec des carcasses de 300 kg, et une viande rouge, tendre et persillée", indique Daniel Le Pichon. Un premier lot de 42 veaux croisés Limousin x Prim'holstein est rentré à la station en 2015 et ont été abattus à l'âge de 15 mois. Un deuxième lot de 66 veaux croisés Prim'holstein Limousin, Angus et Hereford ont été rentrés à l'hiver 2016-2017 afin de comparer les trois croisements. Les ingénieurs des chambres d’agriculture de Bretagne, d’Idele et le réseau Farm@xp vous proposent donc de faire le point sur la production de fourrages riches en protéines et leur valorisation lors de la porte ouverte du 24 mai à Mauron et du 7 juin à Trévarez.

 

 

- © Terra

Le 24 mai à Mauron, 11 ateliers en accès libre

 

Ateliers viande

- La rentabilité en viande bovine : rechercher la cohérence entre performances techniques et charges.
- L’engraissement des jeunes bovins : introduire des légumineuses dans la ration.
- L’élevage des génisses : se fixer des objectifs de performances.
- La finition des femelles : remplacer le concentré azoté, de nombreuses pistes possibles.*
- La conduite du pâturage : maîtriser le pâturage, premier levier de l’autonomie protéique.*
- L’efficacité alimentaire : améliorer l’autonomie alimentaire et la rentabilité par la génétique.
- La qualité des viandes : herbe et légumineuses, un atout.
- La viande issue du troupeau laitier : croiser des Prim’Holstein et races à viande.

Production fourragère

- Implantation de la luzerne : qui sème bien désherbe moins.*
- Prairies de fauche : récolter tôt pour améliorer la valeur alimentaire.*
- La bonne dose pour une prairie qui dure.*

 

* Ces ateliers seront également présents le 7 juin 2018 à Trévarez.

 

Informations pratiques : inscription indispensable pour les repas au 02 97 46 28 30. Horaires : 10h - 17h.


 

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