Terra 13 juin 2014 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

"L'engagement, un choix de vie"

Benoît Champalaune est un producteur de lait installé hors cadre familial depuis dix ans au sein d'un gaec à quatre associés. Agé de 36 ans et père de deux enfants, son engagement a rapidement donné un autre sens à son installation.

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Benoît Champalaune, secrétaire général de la FDSEA
Benoît Champalaune, secrétaire général de la FDSEA - © A.M

Ancien président des JA et aujourd'hui secrétaire général de la FDSEA, la transition était évidente ?

Benoît Champalaune. Un de mes objectifs en tant qu'ancien président des Jeunes agriculteurs et nouveau secrétaire général de la FDSEA est de permettre à d'autres jeunes agricultrices et agriculteurs de poursuivre leur engagement et tout particulièrement vers la FDSEA. Je trouverais dommage de ne pas réussir à transformer cette formidable école de responsables en un vivier de responsables pour le syndicalisme, les structures mutualiste ou économique. À 35 ans, on n'est plus JA sans pour autant perdre notre volonté de s'engager. Notre devoir est d'intégrer des jeunes en leur ouvrant nos portes et ainsi ils pourront façonner leur nouvel engagement, quitte, parfois, à bousculer les aînés. Nos structures doivent s'enrichir de multiples visions afin de construire nos revendications. Le débat n'empêche pas d'avancer, au contraire, il renforce les équipes et permet de donner du poids à notre représentativité.

 

Quels sont les autres objectifs que vous poursuivez ?

B.C. Pour avoir un réseau dynamique, il faut donner envie aux responsables de défendre des points de vue et de s'impliquer pleinement dans du syndicalisme d'idées. Pour nos adhérents, on doit poursuivre l'objectif de leur donner le goût de se  renconter, de partager des moments de réflexion, qui puissent permettre à chacun de comprendre les enjeux. Si on partage tous un projet politique clair, ce sera d'autant plus facile pour notre équipe administrative de faire avancer la structure dans l'accompagnement souhaité par les adhérents. Il faut que chacun puisse connaître ses missions et avoir une lisibilité sur nos positions et projets pour ne pas travailler dans l'urgence.

 

N'est-il pas difficile de concilier l'engagement professionnel et le métier d'agriculteur ?

B.C. La gestion du temps est un problème sociétal, il ne concerne pas que le monde agricole. Comme toutes implications personnelles, il y a des équilibres à trouver, des solutions à mettre en place pour y arriver.
Malgré cela il est important de permettre aux agriculteurs qui s'engagent d'assumer leurs responsabilités. Ainsi chaque structure doit permettre à ses élus de comprendre les enjeux pour lesquels ils sont mandatés. Notre mission est donc d'écouter, de comprendre, de partager, pour construire notre avenir. C'est pour moi les bases de la fonction de responsable. D'ailleurs j'aimerais encourager les agriculteurs et agricultrices à participer aux assemblées générales des coopératives qui se tiennent en ce moment. Ce sont nos outils. C'est à ce moment là  qu'il faut poser les questions sur les orientations et les choix stratégiques. La profession a besoin d'agriculteurs qui s'engagent : il n'y a pas de petits ou grands engagements, chacun à son niveau doit pouvoir être acteur.

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