Terra 12 septembre 2014 à 08h00 | Par Hélène Bonneau

"L’équilibre se fait entre la terre et la mer"

Depuis 14 ans, l’association Cap 2000 basée dans le Morbihan réunit les acteurs de la conchyliculture, de l’agriculture et de la pêche. Lors de leur assemblée générale, élus et techniciens sont revenus sur les résultats d’études de l’eau et les partenariats possibles entre les filières.

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Sébastien Lemoine et Johann Malcoste, respectivement président et trésorier de l’association Cap 2000, expliquent que "les relations entres concyliculteurs et agriculteurs sont désormais cordiales". Et de préci © Terra  © Terra

Les priorités de l’association restent le maintien des activités primaires sur le littoral et la reconquête de la qualité de l’eau sur le plan sanitaire et écologique. Un groupe paritaire participe à mettre en accord les professions sur ces questions. "La qualité de l’eau est un sujet récurrent. La prise de conscience des acteurs du littoral doit être totale. Si nous sommes moins virulents que par le passé, on ne lâche pas le morceau", affirme Sébastien Lemoine, président de l’association. Il martèle : "l’avenir de nos professions et plus généralement des citoyens est en jeu".

Nouer des partenariats

L’association n’en reste pas aux discours et met en place des actions qui vont dans le sens de ses statuts. Ainsi, cette année, face à la recrudescence de crépidules fornicata, mollusque invasif qui se nourrit de planctons, des agriculteurs de la région de Saint Malo en accord avec les conchyliculteurs ont ramassé cet "escargot de mer" afin de l’épandre sur les champs de choux-fleurs. En effet, si l’espèce est nocive pour le bon développement des huîtres, elle évite les hernies des choux en apportant du calcaire à la terre. Un arrangement idéal pour l’ensemble des acteurs de la profession.

Rester à l'écoute

L’association Cap 2000 est apparue attentive aux évolutions techniques et aux initiatives pour la préservation de l’eau. Ainsi, Marie Czamanski, ingénieur à l’Institut universitaire européen de la mer est intervenue lors de l’assemblée générale afin de présenter l’outil Ecoflux. Utilisé dans le Finistère, il évalue l’impact des apports en éléments nutritifs sur les espèces algales. Plus généralement, il permet de vérifier l’équilibre écologique des milieux littoraux et de ses activités. Sa particularité est d’avoir associée des élèves - du milieu agricole - et des particuliers à cette opération. En effet, les prélèvements sont effectués par des volontaires qui sont ainsi sensibilisés à la cause et suivent les résultats au fil du temps. Des études précises sont réalisées à partir de ces prélèvements comme les liens potentiels entre éléments nutritifs et les dynamiques des populations phyto-planctoniques au sein des différents bassins versants. Sébastien Lemoine estime quant à lui que "les programmes des bassins versants ont porté leurs fruits". Et d’ajouter à titre d’exemple que : "des actions comme Breizh bocage sont à pérenniser afin de contrôler la présence de phosphore".

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