Terra 08 septembre 2014 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

L'heure de la rentrée a sonné pour la FDSEA

Mardi matin, c'était la rentrée des classes, mais aussi la rentrée syndicale pour la FDSEA. A cette occasion Loïc Guines, président, et Benoît Champalaune, secrétaire général, ont fait le point sur les dossiers d'actualité et réaffirmé leur volonté d'être force de proposition.

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Le président et le secrétaire général de la FDSEA ont fait leur rentrée syndicale avec une bonne nouvelle. Ainsi avec 2 500 adhérents c'est la première année depuis 2009 que les adhésions augmentent.
Le président et le secrétaire général de la FDSEA ont fait leur rentrée syndicale avec une bonne nouvelle. Ainsi avec 2 500 adhérents c'est la première année depuis 2009 que les adhésions augmentent. - © A.M

A l'image du débat sur l'Europe avec Yves Madre (conseiller de Dacian Ciolos) avant les élections européennes, ou encore de la visite du Préfet programmée cette semaine à la station de Saint-Aubin du Cormier sur l'utilisation des phytosanitaires, "c'est notre rôle d'expliquer, parfois de contester, mais aussi d'apporter des propositions", souligne Loïc Guines, qui souhaite que le syndicalisme "continue à agir dans l'intérêt de tous les agriculteurs et à être leur porte-voix, car en étant le syndicat majoritaire, nous avons une légitimité et la capacité à porter des propositions, à travers les chambres d'agriculture". Autre sujet qui mobilise le syndicalisme, la formation des agriculteurs tout au long de leur carrière pour les aider à faire face à toutes les nouvelles compétences qu'ils doivent acquérir. Ainsi, la FDSEA proposera au cours des prochains mois un nouveau cycle de formation, notamment sur le fonctionnement des filières. "Quand on sort de l'école, on n'a pas appris comment fonctionne une filière et surtout l'utilité de s'y investir", explique Benoît Champalaune, secrétaire général de la FDSEA. La formation, c'est aussi apprendre à devenir un employeur de main d’œuvre. "Nous sommes dans un département qui devient de plus en plus spécialisé en lait et c'est une production où avant il n'y avait pas de salariés. Il faut donc se former car on ne s'improvise pas employeur", développe Loïc Guines. Mais pour attirer des salariés, encore faut-il travailler sur l'attractivité et l'image des métiers. Ce qui fait dire à Benoît Champalaune, qu'il y a nécessité "à aller dans les écoles, à communiquer auprès des jeunes car l'image de pénibilité est encore très forte, alors qu'avec la mécanisation et les nouvelles technologies, notre métier a beaucoup évolué".

Mener la concertation entre vétérinaires et agriculteurs

 


Ces derniers mois, la loi d'avenir avait fortement mobilisé la FDSEA. La question de la délivrance des produits vétérinaires est revenue dans les débats par ce biais et a suscité de nombreuses réactions. Aujourd'hui, le prescripteur établit une ordonnance et délivre le produit. Demain, l'éleveur aura-t-il la possibilité de s'approvisionner ailleurs ? "Sur ce sujet, nous voulons mener la concertation entre les vétérinaires et les agriculteurs, sans oublier que ce dossier ne peut pas être réduit à une simple question économique car il concerne aussi l'attractivité du métier de vétérinaire et plus largement l'aménagement de notre territoire. On doit accompagner les évolutions en faisant en sorte que demain tout le monde y gagne", confie le président de la FDSEA.

Enfin, à quelques jours de l'ouverture du Space et alors qu'une action régionale "Mangeons français" a été initiée cet été par les FDSEA bretonnes, le syndicat attend des engagements des collectivités "sur le patriotisme économique". "En tant que donneur d'ordre pour l'approvisionnement de nombreux restaurants collectifs, les élus politiques ont la capacité de mettre en avant une origine locale des produits à travers l'écriture du cahier des charges. Tout dépend de leur volonté politique", conclut Loïc Guines.

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