Terra 18 avril 2014 à 08h00 | Par H.Bonneau

La chambre d’agriculture change de directeur

A 38 ans, Sébastien Giraudeau quitte la FDSEA 22 pour prendre le poste de directeur de la chambre d’agriculture des Côtes d’Armor. Une belle promotion qu’il compte mettre à profit pour défendre l’agriculture costarmoricaine aux côtés des responsables professionnelles.

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Pour le nouveau directeur, la défense de l’agriculture commence dans sa propre consommation : "je ne suis pas irréprochable, mais vérifier la provenance des produits, acheter Français, pour moi ça commence par là !"
Pour le nouveau directeur, la défense de l’agriculture commence dans sa propre consommation : "je ne suis pas irréprochable, mais vérifier la provenance des produits, acheter Français, pour moi ça commence par là !" - © H.B

"Petit, les jours d’ensilage, j’oubliais mon cartable en descendant du car pour monter dans le premier tracteur jusqu’à tard dans la nuit",se souvient le nouveau directeur. Et d’ajouter : "alors non, je ne suis pas fils d’agriculteur, mais la passion et l’envie de défendre le métier, je l’ai". Des propos qui résonnent quand il évoque sa maison d’enfance qui jouxte la ferme laitière de son oncle. Très attaché au territoire de ses origines, ce breton d’adoption estime "devoir rendre à l’agriculture ce qu’elle (lui) a donnée". Ce poste de directeur lui permettra "de défendre toutes les productions à l’échelle du territoire", se réjouit-il.

De l’aquaculture à la chambre d’agriculture


Saisir les opportunités et aller au bout de ses objectifs pourrait être le leitmotiv de Sébastien Giraudeau. Déterminé, c’est un homme de projets qui arrive à la tête de la structure départementale. Après son diplôme d’ingénieur agronome, passionné par la terre et la mer, c’est naturellement qu’il travaille en tant que responsable de production en aquaculture à Noirmoutier. "J’ai pu aller au bout de mon étude sur la diversification de l’élevage et la génétique". Après sept ans, c’est avide de nouveaux défis qu’il s’envole avec sa femme en Corse. "Je souhaitais élargir mon champ de compétences et ne pas m’enfermer dans un domaine d’activité", explique t-il. Il passera trois ans à Bastia à mettre en place un label rouge pour un organisme de défense et de gestion. A son retour sur le continent, il reprend ses études en vue d’obtenir un master II de gestion d’entreprises, "clairement l’objectif était  de postuler à un poste d’encadrement", avertit le directeur. Rentré sur le continent oui, mais à condition que ce soit en Bretagne. La coopérative du Gouessant lui donne la possibilité de valider son mémoire qui porte sur une étude stratégique. Il sera embauché pour la mettre en oeuvre. En 2011, il est recruté par la FDSEA. "Agir pour la défense de l’agriculture m’a séduit. D’autant que l’équipe en place avait des projets clairs avec en ligne de mire les élections de la chambre d’agriculture et l’obtention d’un poste d’administrateur national". Il aura fallu trois ans pour que toutes les cases soient cochées. C’est donc serein et confiant qu’il prend les rênes de la chambre consulaire, de ses 150 salariés et ses huits antennes réparties sur le département. "Je compte poursuivre le travail entrepris par mon prédécesseur en collaboration avec les élus que j’ai, pour la plupart, déjà la chance de connaître", assure Sébastien Giraudeau.

Les orientations de la chambre d’agriculture


A peine arrivé, Sébastien Giraudeau a commencé par se pencher sur les dossiers en cours et sur le maintien du budget global de la chambre d'agriculture de 15 millions d‘euros (dont 6 millions liés au service public). "Si notre structure est solide, elle doit en permanence s’adapter à la demande. Nous travaillons sur des missions qui sont amenées à évoluer comme les BVC ou le plan algues vertes", explique t-il. L’objectif est bien d’optimiser les compétences des techniciens et ingénieurs conseils pour qu’ils répondent en permanence à l’ensemble des besoins de l’agriculture du département. "Notre avantage : un conseil indépendant". Et de rappeler :"la chambre d’agriculture ne vend pas de produits. Que ce soit sur l’énergie, le conseil en bâtiments, l'installation, la formation, nous sommes légitimes et crédibles".

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