Terra 03 novembre 2014 à 08h00 | Par Chantal Pape

La Cuma l'Hermine investit pour capter de nouveaux marchés

Spécialisée dans le forçage et le conditionnement d'endives, la Cuma l'Hermine, à Kerlouan, vient d'investir 90 000 € dans une nouvelle peseuse. Le prix à payer pour pouvoir élargir la gamme et conquérir de nouveaux marchés.

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La Cuma l'Hermine s'est équipée d'une peseuse associative. Une fois épluchées, les endives sont déposées sur des pesons. Et c'est la machine qui va les trier pour aboutir au poids exact, ici des sachets de un kilo, avec 6 ou 7 endives. En face, une personne les ensache.
La Cuma l'Hermine s'est équipée d'une peseuse associative. Une fois épluchées, les endives sont déposées sur des pesons. Et c'est la machine qui va les trier pour aboutir au poids exact, ici des sachets de un kilo, avec 6 ou 7 endives. En face, une personne les ensache. - © Chantal Pape

Créée en 1976, la Cuma l'Hermine, à Kerlouan, s'est spécialisée dans le forçage et le conditionnement des endives. Elle compte aujourd'hui 7 adhérents, emploie une quarantaine de salariés en groupement d'employeurs, et commercialise 2 600 t d'endives Prince de Bretagne sur les 7 à 7 500 t que produit la zone légumière.

Après avoir investi il y a une douzaine d'années, elle était arrivée, l'an dernier, au terme de ses engagements. "Vu la campagne catastrophique, nous aurions pu jeter l'éponge", explique Gérard Guillerm, son président. En effet, après un début de saison plutôt prometteur, les prix se sont effondrés dès le mois de janvier et, au final, le prix moyen s'est établi à 0,52 €/kg, quand il aurait fallu au moins 0,80 € pour équilibrer les comptes.

 

Segmenter la gamme

 

"Mais l'endive est une production qui nous tient à coeur". Avec la section Endives du Cerafel, les producteurs se rendent donc dans le Nord de la France et en reviennent avec l'idée de segmenter encore plus le marché. "Mais faire des sachets de 500 gr ou un kilo demande énormément de main d'oeuvre". Et l'à peu près coûte cher. "Dépasser le poids de quelques dizaines de grammes par sachet chiffre vite, surtout s'il s'agit de Carmine".

La Cuma décide donc d'investir dans une peseuse associative. Le principe est simple : les endives sont d'abord épluchées, puis déposées individuellement sur des pesons. Et c'est la machine qui va les trier, pour aboutir au poids exact demandé. "Nous pouvons la programmer, pour obtenir des sachets de 1 kg avec 6 ou 7 endives, des sachets de 500 gr...". Un investissement important, de l'ordre de 90 000 €, et qui engage les producteurs pour les trois ans à venir. Mais qui leur permettra de mieux répondre aux demandes de la grande distribution. "L'an dernier, nous avons été déréférencé dans une enseigne parce que nous n'avions pas le bon conditionnement".

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