Terra 09 juin 2016 à 08h00 | Par Chantal Pape

La FDSEA demande le soutien des banques mutualistes

Mardi dernier, les responsables cantonaux de la FDSEA sont allés à la rencontre des conseils d'administration des banques mutualistes, Crédit agricole, Crédit mutuel et Banque populaire de l'Ouest, pour leur demander un peu plus de solidarité envers un monde agricole en crise.

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A Taulé, les responsables cantonaux de la FDSEA ont attendu en vain : le Crédit agricole avait décliné l'invitation, préférant une rencontre départementale, et le CMB n'est pas venu...
A Taulé, les responsables cantonaux de la FDSEA ont attendu en vain : le Crédit agricole avait décliné l'invitation, préférant une rencontre départementale, et le CMB n'est pas venu... - © Chantal Pape

Dans le cadre de la journée d'action nationale de la FNSEA, le 7 juin dernier, le Finistère a fait le choix d'aller à la rencontre des banques mutualistes. Localement, les équipes cantonales de la FDSEA ont pris contact avec les conseils d'administration du Crédit agricole, du Crédit mutuel et de la Banque populaire de l'Ouest. Si la banque verte a décliné l'invitation, préférant une réunion départementale, plusieurs rendez-vous ont été organisés le jour même, à 19h, ou les jours suivants, pour tenir compte des disponibilités des uns et des autres.

 

Mettre l'année blanche en place

 

"Avec 70 000 actifs et 35 000 exploitations, l'agriculture est le poumon économique de la Bretagne, ont commencé par rappeler les responsables de la FDSEA. Mais la crise économique, qui sévit en lait, porc, légumes, horticulture, pépinières..., risque de faire des ravages si rien n'est fait".

Le 3 septembre dernier, le Finistère a été à l'origine du grand rassemblement à Paris, qui a permis d'obtenir un certain nombre de mesures d'aide, dont l'année blanche. "Neuf mois plus tard, seules 100 exploitations bretonnes en ont bénéficié, dont 15 dans le Finistère, s'insurge la FDSEA. Et l'enveloppe est loin d'être consommée". Certes, les banques ont procédé à des restructurations de prêts, mais sous d'autres formes. "Elles ont préféré placer leurs produits bancaires. Et ont privé les agriculteurs de la prise en charge d'intérêts prévue par l'année blanche : un tiers par l'Etat, un tiers par la banque, le dernier tiers restant à leur charge".

 

Des prêts à taux zéro

 

A a place de l'année blanche, certains agriculteurs se sont vus proposer des prêts de trésorerie à 2% pendant 5 ans. "N'y a-t-il plus aucune solidarité des banques vis-à-vis d'un pan entier de l'économie finistérienne", s'interroge la FDSEA, qui va encore plus loin. "Il est inconcevable de voir des prêts perdurer à plus de 5% alors que les banques empruntent à des taux très bas voire négatifs". C'est la raison pour laquelle le syndicat demande aux banques de proposer désormais des prêts à taux zéro à tous les producteurs qui le demandent.

 

Une motion de soutien

 

Après avoir échangé avec les élus des banques mutualistes, les équipes cantonales de la FDSEA leur ont présenté une motion. "Nous leur demandons de s'engager à être porte-parole de nos demandes auprès des caisses régionales et instances de décision. Et d'activer tous les leviers à leur disposition pour aider les agriculteurs à surmonter leurs difficultés de trésorerie, afin de permettre au plus grand nombre de passer cette crise sans précédent".

 

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