Terra 09 juin 2016 à 09h00 | Par Claire Le Clève

La FDSEA interpelle le préfet

La situation s'aggrave estime la FDSEA interpellant, mardi matin, le préfet du Morbihan sur l'ampleur de la crise que subissent toutes des productions agricoles. La rencontre s'inscrit dans le cadre de la journée d'action nationale.

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Les représentants de la FDSEA des JA et de la SDAE à l'issue de leur rencontre avec le préfet du Morbihan, mardi matin.
Les représentants de la FDSEA des JA et de la SDAE à l'issue de leur rencontre avec le préfet du Morbihan, mardi matin. - © Claire Le Clève

 

 

"Le plus dur reste à venir", ne cache pas Frank Guéhennec en résumant l'objet de la rencontre programmée entre la délégation de la FDSEA et le nouveau préfet du Morbihan, "il connaît l'agriculture". C'est chiffres du CERFrance à l'appui, sur la projection de la situation des exploitations laitières en fin 2016, que la conjoncture a été présentée. Car le contexte reste tendu"avec des situations proches du dramatique", ne cessent d'alerter les responsables, malgré les avancées obtenues. "A un niveau de prix payé de 300 euros des 1 000 l, 9 % des exploitations morbihannaises passeraient. Si on introduit l'année blanche en matière de remboursements, 50 % pourront franchir le cap". Un dossier d'année blanche défendu en préfecture et négocié avec les services de la DDTM "pour que tous ceux qui veulent y accéder puissent le faire et indépendamment de l'aval de leur banque". La chose est acquise. Idem sur une enveloppe de 390 000 euros de rallonge du plan sauvetage pour le Morbihan "pour ceux qui n'ont pas été servis et ceux qui vont connaître des difficultés", rend compte le président de la FDSEA.

"Remettre de la pression"

Ce plan a généré 4 millions d'euros d'aides pour le département, "soit 7 000 euros par exploitation", relativise Frank Pellerin au regard du prix payé aux producteurs, "le préfet a bien conscience que c'est obtention de la valeur ajoutée qui importe et que le maillon lésé, c'est le producteur. En lait un fromage vendu 6 euros pour un prix du litre payé au producteur 28 ct du litre, idem en porc au marché au cadran, 1,3 euro contre 7 euros du kg vendu au détail". Retrouver la valeur des produits est donc essentiel. Pour y contribuer, les responsables syndicaux ont programmé dans la foulée une série de rencontres avec les laiteries et ce vendredi, avec les banques. Sept réunions cantonales se dérouleront courant juin, pour "expliquer d'où on est parti, ce qu'on a obtenu, ce qu'il reste à faire et comment ils veulent peser". Une remontée au créneau, crescendo.

Claire Le Clève

 

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