Terra 22 mars 2019 à 08h00 | Par Fanny Hanser - Chambres d'agriculture de Bretagne

La filière lait ougandaise en visite en Bretagne

6 000 km, 17°C de moins et l’équateur, c’est ce qui nous sépare de l’Ouganda au niveau géographique et climatique. Pour autant, ceci ne nous a pas empêché d’échanger sur l’agriculture et les organisations de chacun au cours de l’accueil d’une délégation d’Ougandais.

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Accueil de Sébastien Leprêtre (membre d’un groupe lait de la chambre) sur son exploitation.
Accueil de Sébastien Leprêtre (membre d’un groupe lait de la chambre) sur son exploitation. - © Terra

L’Ouganda est un pays d’Afrique sub-saharienne, où le marché laitier est en pleine expansion. La production nationale du pays fournit environ 11 kg de viande et 23 l de lait par personne et par an… Une délégation de trois personnes, représentant une coopérative laitière (UCCU) et l’Agence ougandaise de développement laitier (DDA), nous a rendu visite en décembre dernier et a pu rencontrer diverses entreprises en trois jours. Leurs attentes étaient larges : elles portaient sur les moyens de production, l’alimentation animale, les atouts de certaines races laitières pour introduction ou croisement, l’organisation entre producteurs, les formations mises à disposition.


Renforcer l’organisation entre producteurs
Pour la chambre d’agriculture, l’accueil s’est réalisé dans un premier temps sur l’exploitation du Gaec de la Rodais à Noyal sur Vilaine (35). Sébastien Leprêtre, membre de ce Gaec de quatre associés et responsable du groupe lait de Châteaugiron, a présenté son exploitation et ses moyens de production. Un système bien éloigné des pratiques ougandaises. En Ouganda, la traite se fait de façon manuelle pour la plupart, les producteurs livrent de 30 à 300 litres/jour et les troupeaux sont bien plus petits que la moyenne française (10 vaches en moyenne en Ouganda pour 70 vaches en Bretagne). Mais bien qu’étonnée par la taille du troupeau, le volume de lait ou les infrastructures, ce n’était pas ce qui intéressait le plus cette délégation. Les discussions se sont portées sur deux axes : d’une part l’alimentation et la conservation du fourrage - la région sud-ouest de l’Ouganda connaît dans l’année une période très sèche - et d’autre part l’organisation entre producteurs (coopératives, groupements…), l’attrait du métier, et l’accompagnement des éleveurs (formations, groupe d’échanges ou conseils individuels). Renforcer le suivi et les liens entre les producteurs semble être un point central dans la dynamique du renforcement du secteur laitier ougandais.
Mathieu Merlhe, chargé de mission international à la chambre agriculture de Bretagne, a dans un second temps accueilli les représentants de la délégation et leur a présenté la structuration du conseil et du développement en Bretagne ainsi que l’accompagnement qui a déjà été réalisé avec d’autres pays. Une réflexion a été engagée sur un éventuel partenariat, qui porterait sur de la formation technique de conduite d’élevage laitier.
Une rencontre enrichissante, d’un côté comme de l’autre, qui nous permet de dépasser nos frontières pour participer au développement d’un pays.

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