Terra 05 juin 2014 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

La R&D au cœur du projet Evolution

Evolution, née de la fusion des coopératives Amélis, Génoé et Urcéo a tenu son assemblée générale le 28 mai dernier à Rennes. La recherche et développement, enjeu stratégique, était au cœur des débats.

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Jean-Marc Pinsault © Terra Jean-Pierre Mourocq © Terra Vincent Rétif © Terra Bruno Desprez © Terra

"La mission de la recherche et du développement chez Evolution, c'est de créer l'innovation en génétique, reproduction et monitoring des animaux d'élevage, au service durable des éleveurs et des acteurs de la filière", a rappelé en préambule Jean-Marc Pinsault, directeur adjoint. En effet, avec le maintien de la génétique dans la main des éleveurs et le développement à l'international, la recherche et développement est l'autre objectif majeur du groupe. "Nous avons mis en place un comité professionnel R&D car ce service est un élément stratégique pour faire face au changement de contexte, reprendre la main sur les innovations et rester compétitifs", a ajouté Vincent Rétif, vice-président du groupe. Si Evolution n'est pas un institut de recherche, et ne travaille donc pas sur la recherche fondamentale, son rôle est d'être un service d'innovations appliquées au terrain. "Nous ne sommes pas en concurrence avec des structures de recherche comme l'Inra par exemple, mais nous travaillons en complémentarité et il est essentiel pour nous d'avoir un réseau de partenaires", a témoigné Vincent Rétif. Les évolutions technologiques et la taille aujourd'hui suffisamment importante du groupe ont permis de multiplier les données collectées auprès des éleveurs et de la filière. D'ores et déjà, quelques exemples concrets ont vu le jour suite aux travaux de recherche. Ainsi, une collaboration  Evolution, Midatest et UMT 3G a été l'occasion de mener des travaux sur la prolificité des donneuses d'embryons avec l'objectif d'obtenir une évaluation génomique de la productivité embryonnaire.

 

Un index de fertilité semence des taureaux

Autre exemple, l'outil smartvel, première innovation monitoring 100% Evolution, commercialisé depuis septembre 2012, et qui fournit aux éleveurs un outil simple et performant de détection des vêlages. Enfin, une collaboration entre le groupe et les partenaires des programmes Holstein et Charolais a donné naissance à un index fertilité semence des taureaux, qui fait aujourd'hui la fierté du groupe. Avec cette évaluation génomique de la fertilité mâle, le choix des futurs taureaux d'IA se fait en fonction de leur potentiel génétique de fertilité directe. Cet index est d'ores et déjà disponible en Holstein et le sera pour les autres races à partir de 2015. Pour ouvrir le débat sur cette thématique de la recherche et du développement, Evolution avait choisi d'inviter Bruno Desprez, co-président de l'entreprise semencière  Florimond Desprez et responsable du service R&D. "Nous avons 800 collaborateurs, dont la moitié en France. La part du chiffre d'affaires qui va a la recherche représente 17 à 19%", a-t-il notamment souligné. Une activité qui mobilise 36 % des collaborateurs. Florimond Desprez possède de nombreux outils de recherche, notamment les laboratoires betteraves et chicorée, céréales et oléo-protéagineux, biotechnologies, génétique et biométrie… ainsi qu’un réseau d’expérimentations dans les pays où l’entreprise est implantée. Mais la recherche de Florimond Desprez doit également mettre en œuvre toutes les innovations nécessaires, qu’il s’agisse des outils les plus modernes ou des techniques les plus innovantes. Chez Evolution, les recherches portent sur l'animal, chez Florimond Desprez, elles concernent le végétal. "Mais nous pouvons collaborer car nous avons des choses à faire ensemble", a conclu Bruno Desprez.

Evolution en chiffres :

La zone d'activité bovine compte 33 348 éleveurs pour un groupe qui compte 1171 salariés. L'activité race laitière représente en 2013, 78% pour 22 % pour les races à viande. La production de semence bovine est réalisée sur quatre sites  avec 600 taureaux. 270 femelles sont dans les stations de donneuses à Sucé sur Erdre et à Plounévézel. En 2013, 23 536 génotypages femelles ont été réalisés, soit + 77 % par rapport à 2012). Sur la partie monitoring, 671 outils ont été commercialisés sur l'année, dont 250 smartvel. L'activité porcine quant à elle représente 568 751 doses produites sur trois sites, et 720 éleveurs clients. Avec Eurolap, sur le secteur du lapin, 77 500 reproducteurs ont été commercialisés pour 1 000 200 doses vendues. Enfin, sur l'activité équine, 70 étalons ont été collectés, ainsi que 700 juments et 350 embryons ont été posés.

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