Terra 28 avril 2018 à 10h00 | Par Claire Le Clève

La section des anciens relance sa dynamique

Ils font de la défense syndicale des retraités agricoles leur cheval de bataille. Mardi dernier à Vannes lors de son assemblée générale, la SDAE a de nouveau fait le constat que les attentes en matière de retraites sont loin d'être satisfaites avec quelques mauvaises surprises à la clé.

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Au centre, Jean-Paul Perray, président de la section départementale des anciens exploitants agricoles du Morbihan
Au centre, Jean-Paul Perray, président de la section départementale des anciens exploitants agricoles du Morbihan - © Claire Le Clève

 

 

"Les retraites des anciens exploitants agricoles ont été abandonnées par les gouvernements successifs depuis plusieurs années", constate à regret Jean-Paul Perray, président de la section départementale des anciens exploitants agricoles du Morbihan. "Nous demandons l'équité avec les autres retraités de notre pays", dit-il rejoignant les revendications portées au niveau national par la SNAE. Et de pointer la baisse du pouvoir d'achat. "On a perdu 30 euros entre 2012 et 2017. Sur des petites retraites comme celles agricoles, ce n'est pas rien", s'inquiète Régis Talon, délégué national venu en appui, depuis sa Vendée natale, pour réclamer avec la salle d'atteindre 85 % du SMIC net pour une carrière complète et l'équité avec les autres régimes de retraites français.

Affaires d'équité et de solidarité

Au rang des revendications, le rétablissement de la demi part fiscale pour les personnes seules, veufs et veuves, et de dénoncer également l'augmentation des restes à charge dans de nombreuses maisons de retraites ou encore la fiscalisation de la majoration de 10 % des retraités ayant eu trois enfants, "une injustice", exigeant l'application du forfait, "pour plus de l'équité"... Des revendications pour beaucoup déjà anciennes. Pour que "continue à être entendue la voix des retraités", la section invite également à se mobiliser lors des élections à la chambre d'agriculture de janvier 2019, "pour maintenir notre représentation au sein du 4eme collège", a encouragé Jean-Paul Perray, réagissant également au constat "de continuer à soutenir l'action des jeunes actifs, la solidarité est toujours d'actualité", estime-t-il. Et pour un soutien massif, la section entend améliorer le taux d'adhésion des nouveaux retraités avec l'objectif d'une campagne de relance "de la dynamique sur les secteurs où ça fléchit". Et en la matière, le bouche à oreille entre voisin est peut se révéler très efficace.

 

Claire Le Clève

 

 

 

Simplification ?

Si auparavant la MSA servait de guichet unique pour le remboursement des soins par l'assurance maladie et la complémentaire gérée par Groupama, il n'en va plus ainsi. "Ça ne facilite pas les choses, il faut être vigilant, ne pas oublier et vérifier. Le remboursement de la partie complémentaire intervient après, ça peut être long et pénalise des personnes qui ont déjà peu de moyens", a regretté Louis Kersulec, administrateur de la SDAE.

 

Retraites, trop perçu mal perçu

"L'accès internet, c'est le seul moyen d'avoir l'information sur ce trop perçu sur les retraites versées par la MSA pour les mois de décembre 2017 à mars 2018", prévient Régis Talon. Une erreur humaine qui aura coûté au régime de retraite agricole de devoir ponctionner sur le bas de laine de la RCO "constitué par nos actifs déjà à la peine", 90 millions d'euros. Et s'il ne fait aucun doute que le remboursement est la seule solution conseillée, "attendez la régularisation, elle va se faire et le courrier de la MSA. Sinon, prenez rendez-vous dans vos agences locales car il va falloir régulariser cela sur vos déclarations de revenus", conseillent les membres de la SDAE.

Michel Bauville de la prévention routière
Michel Bauville de la prévention routière - © Claire Le Clève

Encadré Conduire et vieillir, faut-il choisir ?

 

"Les seniors ne sont pas plus accidentés mais ils sont plus fragiles, cinq fois plus quand ils sont piétons sur la route ou au volant". Invité sur le thème de la sécurité routière et la sensibilisation aux dangers de la route, Michel Bauville de la prévention routière, décline les chiffres de l'accidentologie et des ravages du couple mortifère, alcool et vitesse, chez les 15-30 ans. Il n'en va pas de même chez le senior qui pourtant piétons, "à partir de 75 ans payent un lourd tribu" : le tiers de la mortalité sur route des plus de 80 ans. En cause ? "Le défaut d' une attention qui est perturbée, la fatigabilité et la somnolence sont souvent présents. Il faut aussi parfois faire face à des infrastructures routières complexes qui dérivent l'attention et font commettre des erreurs. Il faut en être conscient". Pour autant faut-il arrêter de conduire ? "Non, je vous encourage à conduire le plus longtemps possible. Le jour où vous en serez empêché, c'est là que vous perdrez copains et copines, votre autonomie pour faire vos courses et la santé n'ira plus comme avant".

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