Terra 10 août 2016 à 08h00 | Par Chantal Pape

Le projet de tour de séchage de la Sill encore retardé

Déjà recalé à Plouvien et à Milizac, le projet de tour de séchage de la Sill vient à nouveau d'être retardé à Guipavas suite au recours gracieux d'une association de riverains. Vendredi dernier, à l'appel des salariés de l'entreprise, agriculteurs, élus et chefs d'entreprise sont montés ensemble au créneau pour faire entendre leur inquiétude.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Le 5 août dernier, plus de 450 personnes, salariés de la Sill mais aussi agriculteurs, élus, chefs d'entreprise..., se sont réunies sur le futur site 
de la tour de séchage, à Lavallot, à Guipavas, pour demander aux opposants de retirer leur recours.
Le 5 août dernier, plus de 450 personnes, salariés de la Sill mais aussi agriculteurs, élus, chefs d'entreprise..., se sont réunies sur le futur site de la tour de séchage, à Lavallot, à Guipavas, pour demander aux opposants de retirer leur recours. - © Terra

Souhaitant poursuivre son développement à l'international, le groupe Sill a dans ses cartons, depuis des années, un projet de tour de séchage du lait. D'abord imaginé à Plouvien (29), où se situe la laiterie, il s'est rabattu sur Milizac puis sur Guipavas, suite à des procédures engagées par des riverains. Mais choisir une ZAC, une zone d'aménagement concerté, n'a pas suffi et le projet est à nouveau mis à mal par le recours gracieux d'une poignée de voisins.

Un projet structurant

Excédés par ce nouveau retard, les salariés du groupe Sill ont lancé un appel à se rassembler sur le site de Lavallot, où devrait se construire la tour de séchage. Si les banderoles de la CFDT étaient nombreuses à voler au vent, nombre d'agriculteurs, de chefs d'entreprise ou d'élus avaient aussi fait le déplacement. Et plus de 450 personnes se sont retrouvées sur place pour demander d'une seule voix aux riverains de retirer leur recours.

"Que vont devenir nos bassins de production, s'interroge Bernard Drézen. Si la tour de séchage ne se fait pas, c'est l'avenir du groupe Sill qui est compromis". Et le délégué syndical de l'entreprise de se réserver le droit, comme le lui permet désormais la loi, de porter plainte pour procédure abusive contre l'association et chacun des signataires du recours.

Vivre et travailler au pays

"Nous voulons vivre et travailler au pays, rajoute Anne Loaëc, secrétaire du comité d'entreprise. Il faut que la tour de séchage se fasse sur le pays de Brest". Un avis que partage la profession agricole, qui a apporté son soutien à un projet qui devrait créer 70 emplois directs. "Face à la détresse des familles confrontées au chômage, l'agriculture et l'agroalimentaire sont des atouts essentiels pour l'économie de notre région", rappelle la chambre d'agriculture du Finistère. "Ce nouveau recours est l'illustration même du poids que l'administration française peut donner à quelques contestataires, destructeurs de toute une économie", analysent la FDSEA et les JA. "Il est le fait de gens irresponsables et égoïstes, renchérit Jacques Le Bloas, vice-président de l'OP Sill-Malo. Comment peut-on dédaigner la création de tant d'emplois ? Et il en va aussi de l'avenir de nos exploitations laitières, 350 à la Sill, 80 à Malo. Il faut que le bon sens paysan revienne... Et vite !"

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Terra se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves
Prochaine brève

10 brève(s) » voir toutes

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui