Terra 19 avril 2018 à 09h00 | Par Catherine Perrot

"Le réchauffement climatique va coûter très cher"

La caisse Loire-Bretagne de Groupama était en assemblée générale le 10 avril dernier, à Carquefou près de Nantes. Au menu de cette assemblée : une conférence sur le réchauffement climatique, qui va affecter l’activité de l’assureur.

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Cerise de Groupama, Céline Médard, secrétaire générale de Groupama Loire-Bretagne, Daniel Collay, vice-président de Groupama SA, Laurent Bouschon, directeur de Mutuaide, ainsi que Michel L’Hostis et Bernard Veber, respectivement président et directeur de Groupama Loire Bretagne.
Cerise de Groupama, Céline Médard, secrétaire générale de Groupama Loire-Bretagne, Daniel Collay, vice-président de Groupama SA, Laurent Bouschon, directeur de Mutuaide, ainsi que Michel L’Hostis et Bernard Veber, respectivement président et directeur de Groupama Loire Bretagne. - © Terra

Au programme, l’actualité de Groupama Loire-Bretagne, ses chiffres et bilans, mais également un focus sur ses engagements sociaux et environnementaux. Une illustration de ces engagements : les 131 projets menés ces trois dernières années dans le cadre d’un mécénat sur la thématique "culture et handicap". Parmi ces projets : faire venir un cirque au sein d’un institut médico-éducatif ou encore créer un groupe de rock avec des personnes en situation de handicap (1).

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) à Groupama Loire Bretagne, c’est aussi l’attention à l’environnement. C’est sur cette thématique que les responsables de la caisse régionale avaient choisi de faire porter la conférence de clôture de l’assemblée, plus particulièrement sur le réchauffement climatique. Thème logique pour l’assureur, dont l’activité sera de plus en plus influencée par les sinistres climatiques. "On estime que leurs coûts vont augmenter de 90 % d’ici 20 ans", rappelle le président Michel L’Hostis.

Le climatologue Alain Mazaud, chercheur au sein d’un laboratoire CEA/CNRS, est intervenu pour redire, si besoin était, que le réchauffement climatique constitue une réalité mesurable. L’effet de serre, qui permet à la planète Terre de garder une partie de la chaleur du soleil au lieu de la renvoyer dans l’atmosphère (2), est en effet en augmentation depuis un peu plus d’une centaine d’années.

 

Plus de 400 ppm de CO2

En cause, la hausse brutale (à l’échelle climatique) de la concentration en CO2 de l’atmosphère, le principal gaz à effet de serre. Pendant 10 000 ans, sa concentration était à 280 ppm (mesures faites grâce aux carottages en banquise) ; à partir de 1880 (révolution industrielle), elle a augmenté pour atteindre 340 ppm 100 ans plus tard. Depuis 1980, la concentration atmosphérique augmente encore plus rapidement : elle est aujourd’hui à plus de 400 ppm.

Le résultat est une augmentation de 1°C, en moyenne, des températures du globe depuis 1880. Si le ressenti de la météo "quotidienne" n’est pas toujours en accord avec ce réchauffement global, cette augmentation des températures "est importante et ne peut pas être sans conséquences".

Quels que soient les modèles scientifiques et les scénarii (mise en place de "mesures" drastiques ou pas), ce réchauffement va se poursuivre. Certaines conséquences sont déjà visibles, comme la fonte de la banquise, ou en France, la disparition de certains glaciers. Mais à terme, on se dirige vers plus de tempêtes, plus d’aridité (sud de l’Europe) ou encore une hausse de 80 cm du niveau de la mer d’ici 2100 …

"Un réchauffement de grande ampleur risque de nous coûter très cher. D’un point de vue économique, ce n’est pas raisonnable de ne rien faire" assure Alain Mazaud, qui estime que la taxe carbone sera nécessaire… Interpellé par des administrateurs de l’assemblée, le climatologue a admis que l’agriculture "n’avait pas un mauvais bilan carbone".

 

(1) Le groupe nantais KubE  a fait un CD et donne des concerts.

(2) Cet effet de serre est indispensable (sans lui il ferait - 18 °C sur terre).

(3) CEA : commissariat à l’énergie atomique.
CNRS : centre national de la recherche scientifique.

 

 

 

 

En chiffres

- 404 caisses locales, 297 agences sur
- les quatre départements bretons,
- la Loire-Atlantique et le Maine et Loire.
- Chiffre d’affaires IARD (incendies, accidents et risques divers) : 757,2 M€, dont 61 % pour l’assurance des biens et 39 % pour l’assurance des personnes. Ventilation par marchés : 55 % particuliers, 23 % agricole, 13 % professionnels et 9 % entreprises.
-
571 111 sociétaires IARD ; 2120 collaborateurs.
-
Rapport sinistres sur cotisations : 68,4 %. En secteur agricole : 67,5 %.

 

 

Groupama abandonne la voile... pour le cyclisme

Après 20 ans de sponsoring de la voile, Groupama a annoncé, en décembre dernier, son engagement auprès d’une équipe cycliste. Ce n’est pas la moindre, puisque Groupama a apporté son soutien à l’équipe FDJ, avec l’ambition d’être "la meilleure équipe du circuit". Coachée avec fougue par Marc Madiot, cette équipe compte dans ses rangs Thibault Pinot et Arnaud Démare. Groupama Loire Bretagne espère que l’équipe Groupama-FDJ s’illustrera lors du passage du tour de France sur son territoire en juillet prochain.

 

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