Terra 02 avril 2019 à 10h00 | Par Agra

Le seuil de revente à perte difficile à faire appliquer

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- © Engin_Akyurt

Négociations commerciales: les baisses de tarifs se poursuivent (Coop de France)

Les négociations commerciales aboutissent à une «mise en danger» des coopératives et de leurs agriculteurs, a alerté Coop de France le 1er avril, signalant que, sauf dans le lait de vache, «les baisses de tarifs se poursuivent et les effets des Etats généraux de l'alimentation (Egalim) sont nuls», notamment en viandes et produits céréaliers. Et de s’interroger: «Où est passée la hausse du Seuil de revente à perte (SRP)?» voulue par la loi Agriculture et Alimentation : «pas dans la poche des transformateurs ni, a fortiori, dans celle des producteurs», selon un communiqué. La fédération ajoute que, pour la «grande majorité» des coopératives, le périmètre des produits à marques nationales s’est réduit au profit des marques de distributeurs, soumises à des demandes de déflation. «L’encadrement des promotions est largement contourné», d’après le communiqué, et «près de deux tiers» des coopératives et filiales subissent «une augmentation des demandes de budgets supplémentaires pour financer des opérations en magasin».

Même son de coche du côté de Légumes de France et de l’Aop Fraise qui dénoncent «les pratiques» de Lidl

L’AOP nationale fraise et Légumes de France (FNSEA) dénoncent dans un communiqué le 1er avril «les pratiques» du groupe Lidl qui imposerait à ses fournisseurs «une baisse de 10% des prix d’achats» en fraises afin de «maintenir des prix de vente promotionnels aux consommateurs à des prix identiques aux années passées», ne respectant pas, selon eux, le relèvement du seuil de revente à perte (SRP) prévu par la loi Egalim. Cela, «alors que les concurrents s’appliquent à respecter la loi», ajoutent-elles, précisant que Lidl commercialise une barquette de 250g de gariguette française «à 1,99€ contre 2,19€ pour les autres enseignes». «Lidl bafoue le travail des agriculteurs et la valeur de leurs produits», estiment-elles, jugeant que l’enseigne met en cause «le travail de longue haleine mené depuis plus d’un an» autour de la loi Egalim. «Grâce au seuil de revente à perte, on devrait avoir un prix rémunérateur supérieur à l’an dernier, et on s’aperçoit que ce n’est pas le cas», estime Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France, qui souhaite «mettre un coup semonce», craignant que d'autres distributeurs demandent le même genre de rabais. «S’ils font cela pour la fraise, ils peuvent le faire pour d’autres produits», ajoute-t-il.

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