Terra 08 mars 2019 à 08h00 | Par Astrid Van der Hecht, Chamb’Agri formation

Les étudiants de licence GOAA, à l’assaut de l’Europe !

Comme chaque année, 22 étudiants de licence professionnelle GOAA option Agri Manager sont partis à la découverte d’exploitations agricoles européennes. Cette année, réforme de la PAC oblige, le groupe s’est dirigé vers Bruxelles et ses institutions, puis vers Les Pays-Bas.

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Les étudiants ont visité plusieurs fermes néerlandaises. Ici sur la ferme de Keijzer.
Les étudiants ont visité plusieurs fermes néerlandaises. Ici sur la ferme de Keijzer. - © Terra

Comprendre comment fonctionne l’Europe, d’où émanent 70 % des lois nationales, tel était l’objectif pour ces futurs agriculteurs et agricultrices en allant à Bruxelles. Les étudiants ont tout d’abord visité le Parlement européen afin de mieux saisir son rôle et son articulation avec les autres institutions européennes. Les sujets d’actualités ne manquent pas, en priorité le Brexit, sur toutes les lèvres des intervenants, ou encore comment continuer à défendre la démocratie en Europe.

 

L'agriculture développe ses lobbies

La visite s’est poursuivie avec la rencontre de Florence Buchholzer, conseillère prospective à la délégation générale de l’agriculture de la Commission européenne. L’occasion de faire le point sur la réforme de la PAC qui devrait entrer en vigueur en 2021. Si les objectifs ne diffèrent pas ou peu de la réforme précédente (améliorer le développement durable de l’agriculture, de l’alimentation et des zones rurales), la volonté est de simplifier la PAC, cibler les aides et mettre en place un nouveau mode de gouvernance plus adapté aux réalités locales.

Le séjour à Bruxelles fut également le moment de prendre conscience du rôle des lobbies présents pour tenter d’orienter les politiques de l’Union européenne. La délégation de la région Bretagne et le Copa-Cogeca en sont deux exemples : la première pour faire le lien entre les institutions européennes et le conseil régional de Bretagne, le second pour promouvoir la position des agriculteurs et des coopératives agricoles afin d’influencer les processus décisionnels européens et les opinions publiques. Pour Ronan, "ces visites nous aident à mesurer l’importance des lobbies dans la défense de l’agriculture".


Nouveaux enjeux pour l'agriculture néerlandaise

Bien qu’ils comptent parmi les pays les plus petits de l’Union européenne en terme de superficie, et malgré une surface limitée en terres agricoles (1,87 million d’hectares) et avec de lourds handicaps (superficie sous le niveau de la mer), les Pays-Bas présentent une production relativement importante, à la faveur d’une agriculture très intensive et hautement mécanisée. La visite des différentes fermes en ont été l’illustration tout au long du voyage. Des outils performants, une grande modernité (robots de traite, vectors, racleurs etc…) qui font gagner un temps précieux. Les éleveurs sont également concentrés sur le coût alimentaire, la qualité du lait, les frais vétérinaires… "Tout est calculé, optimisé. Ils connaissent leur chiffre par cœur !", s’étonne Julie.

Cependant depuis deux ans, la nécessité de diminuer les émissions d'ammoniac sur les fermes entraîne pour certains des fermetures de sites avec adaptations nécessaires aux demandes sociétales. Un des exploitants rencontrés envisage de transformer son élevage porcin en espace de connaissance à destination du grand public. Une sorte de "Pig land" où les personnes pourraient acheter un porcelet, suivre sa vie etc… Pour d’autres élevages, la réduction d’ammoniac passe par la baisse du nombre de bêtes dans les bâtiments ce qui a un impact sur l’économie de l’entreprise.

Un autre handicap de l’agriculture aux Pays-Bas est le problème de la transmission des exploitations et de l’accession au foncier : le prix des terres y atteint des montants de l’ordre de 50 000 à 140 000 €/ha dans les polders. Pas facile de s’installer dans ce contexte si l’on n’est pas issu du monde agricole !

 

 

Contact :

Prochaine rentrée de la licence GOAA, en octobre 2019 ! Contacts et informations :

- Astrid Van der Hecht au 06 68 68 34 97, astrid.vanderhecht@bretagne.chambagri.fr

- Bénédicte Sarreau au 02 97 46 32 02, benedicte.sarreau@bretagne.chambagri.fr

 

 

À qui síadresse la licence pro GOAA ?

- Vous avez un projet d'installation prévu à court ou moyen terme ou vous souhaitez prendre des responsabilités dans une exploitation agricole après un BTS ou DUT ;​​

- Après plusieurs années d'expériences professionnelles diverses, vous voulez préparer pendant un an votre installation, la licence pro "Agrimanager" en alternance vous permet de mûrir votre projet avec vos futurs associés et de réaliser vos démarches installation.

 

 

 

Ils ont dit

Benjamin / Tout ce qui est réalisé est réfléchi. Ils sont très professionnels et très travailleurs.

Élise / La société néerlandaise semble mieux accepter l’agriculture que nous : les fermes sont dans les bourgs.

Jean-Elie / Les fermes sont d’une propreté déconcertante, on peut y venir en chausson ! Nous avons à apprendre là- dessus.

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