Terra 21 juin 2018 à 08h00 | Par Claire Le Clève

Les solutions d’avenir du groupe d’Aucy

Avec six rendez-vous organisés en Bretagne, le groupe d’Aucy a proposé durant le mois de juin les déclinaisons locales de ses journées d’avenir. Agriculture de précision, cultures fourragères, agro-écologie ou bio, autant de thèmes pour accompagner "des changements compliqués en montrant des solutions d’avenir".

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Avec Philippe Boscher, responsable régional Cecab,  David et Mickaël Joubier où les pondeuses font bon ménage en cages, en plein air et en bio.
Avec Philippe Boscher, responsable régional Cecab, David et Mickaël Joubier où les pondeuses font bon ménage en cages, en plein air et en bio. - © Terra

Sur la ferme de la Moraie à Taupont (56), dédiée à l’œuf et aux cultures, sur près de 300 ha et deux structures distinctes, les pondeuses font bon ménage en cages, en plein air et en bio. Les frères David et Mickaël Joubier se sont installés ensemble sur l’exploitation de leur parents en 2007, avec maintenant avec cinq salariés. À David, président de l’OP Cecabroons groupant une centaines de producteurs d’œufs bretons pour alimenter les outils aval du groupe coopératif d’Aucy, la partie pondeuses. À Mickaël, l’atelier cultures se développe sur désormais 300 ha. "Nous avons passé nos 80 premiers hectares en bio en 2016, les 80 autres en 2017. Là, nous nous agrandissons sur 130 ha supplémentaires et nous envisageons de rapidement les passer en bio aussi", ne cachent pas, avec un enthousiasme raisonné, les frères. "C’est un challenge, cela nous a demandé de l’investissement, c’est sûr, en formation beaucoup et en matériel également", enchaîne Mickaël Joubier dont les équipements de désherbage mécanique sont mis à contribution, comme ceux des Cuma et ETA du secteur, en ce jeudi 14 juin. Date où le groupe Cecab a choisi de proposer, sur les terres des deux frères, sa journée d’avenir consacrée à l’agriculture biologique.

 

Investir les formations

"Cette transition à la bio, ça nous fait sortir d’une zone de confort technique. C’est un vrai défi", analyse David avant que Mickaël renchérisse : "on échange énormément sur les pratiques avec les autres agriculteurs par de nombreux biais. Là, le mélange en colza, sarrasin et trèfle d’Alexandrie, c’est grâce à Twitter que je l’ai fait. Il est trop beau !", apprécie-t-il pointant l’intérêt des réseaux sociaux dans ces échanges d’informations où "il faut savoir apprécier les réussites et apprendre des échecs, car il y en a aussi". Cette diversification, "nous l’avons entamée dès 2012 avec les mises aux normes bien-être pour les poules en cage. Nous avons transformé un bâtiment avec des cages datant du temps de nos parents, en équipement pour 30 000 pondeuses plein air", les terres disponibles autour rendant la transformation possible. 2017 signe l’arrêt de leur atelier porc, "nous avions un bâtiment d’engraissement de 1 000 places que nous avons stoppé et remplacé par une nouvelle production de 12 000 poules bio sur une nouvelle structure à part. Le groupement était demandeur", renchérit David Joubier investi dans cette organisation de producteurs d’œufs de la Cecab. "Nous avons préféré consolider l’activité pondeuse avec la volonté de sortir des cages. Il faut diversifier, le marché est là".


Accompagner les évolutions

"Le marché et les attentes de la société évoluent, nous avons vocation à accompagner les agriculteurs dans ces changements compliqués en leur apportant des techniques, des solutions d’avenir, qui vont répondre à l’ensemble de ces enjeux", rappelle Philippe Boscher responsable régional Cecab pour l’est du Morbihan. Et en légumes, l’attente est forte sur le marché de l’appertisé en bio. "Il progresse de 10 % l’an, on doit développer car il y a une vraie demande".

 

Baptiste Andrieu : "les agriculteurs sont nos héros du XXIe siècle en charge de nourrir les hommes. Nous, on y croit et on finance leurs projets".
Baptiste Andrieu : "les agriculteurs sont nos héros du XXIe siècle en charge de nourrir les hommes. Nous, on y croit et on finance leurs projets". - © Terra

Miimosa finance aussi

Le financement participatif au service de l’agriculture et de l’alimentation, c’est toute la vocation de Miimosa, leader européen du genre, créé par Florian Breton, 35 ans. Une start-up de 25 collaborateurs qui, par ses offres de dons avec ou sans contrepartie ou de prêts participatifs, finance des projets pour l’agriculture avec la bénédiction des grandes banques. "Nous avons des stratégies de taux bas entre 2,5 et 4 % pour ne pas les fragiliser. Les agriculteurs sont nos héros du XXIe siècle en charge de nourrir les hommes. Nous on y croit. Les citoyens prennent leur destin en main et choisissent ce qu’ils mettent dans leurs assiettes en finançant l’agriculture qu’ils attendent", détaille Baptiste Andrieu, directeur crédits risques, pointant l’offre de financement "au service des transitions de notre agriculture, c’est l’avenir". Quant aux frais, 4 % HT d’intermédiation et 1 % annuel sur le capital restant dûs. 80 000 épargnants seraient déjà engagés. Le groupe d’Aucy aussi.

Avec des projets à retrouver sur www.Miimosa.com

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