Terra 04 avril 2019 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Ma normande locale : une réponse aux besoins de proximité en viande

Ma Normande locale, association de filière, a tenu son assemblée générale constitutive ce mardi 2 avril à Cintré (35) chez Chrystèle et Gaby Renaudin. Son objectif est la promotion de la viande normande en restauration collective et commerciale.

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Les différents collèges du conseil d'administration réunis pour la constitution de l'association.
Les différents collèges du conseil d'administration réunis pour la constitution de l'association. - © Terra

"L'excellente qualité de la viande normande est reconnue partout. Nous avons écouté les souhaits du consommateur pour une viande locale et de proximité". Quand il s'agit de parler de la race normande, Roger Brault, éleveur et président de l'association normande 35 ne tarit pas d'éloges. Depuis mardi il est devenu également président de l'association de filière Ma normande locale, une association qui regroupe outre le collège producteur, un collège transformateur, un collège distributeur-grossiste, et un collège restaurateur (collective et commerciale). Désormais constituée, l'association souhaite s'élargir à tous les départements bretons et aux Pays de la Loire.

Accompagnés par la chambre d’agriculture et soutenus financièrement par la Région, le Département 35 et la Collectivité Eau du bassin rennais, les éleveurs normands ont commencé par réaliser une enquête auprès de sociétés de restauration collective, de grossistes et d’abatteur pour cerner leurs attentes. Actuellement, 7 à 10 bêtes par semaine sont ainsi valorisées par la filière qui souhaite donc maintenant augmenter les volumes. Pour les distributeurs, l'engagement est de valoriser l'ensemble de la bête. Les parties avant sont ainsi valorisées en restauration collective et les parties arrière en restauration commerciale. Les premières ventes ont eu lieu à partir du mois d'octobre et les premiers retours des consommateurs sont très encourageants. "Nos vaches de réforme sont au pâturage l'été et engraissées l'hiver avec de l'ensilage d'herbe, de la betterave, du maïs ensilage, du tourteau de colza et de lin", explique Gaby Renaudin, éleveur membre de l'association. "Ce sont des animaux qui font entre 350 et 450 kg, avec des carcasses classées de 0= à R-. J'ai déjà pu passer 7 ou 8 bêtes avec une plus value de 120 à 150 euros par animal".

Relancer la viande bovine

Avec Ma normande locale, l'objectif affiché est de mettre de la qualité dans les assiettes des enfants et de relancer la viande bovine en s'adossant aux distributeurs. Dans une période où l'élevage est souvent décrié, Roger Brault élargit même le débat : "L'élevage, ça permet de maintenir les prairies de notre belle région, leurs surfaces sont favorables à la biodiversité et à la qualité de l’eau". La chambre d'agriculture a accompagné ce projet : "Tout comme nous sommes présents dans Breizh Alim, c'est aussi notre rôle d'aider des initiatives comme celles-ci", souligne Loïc Guines, nouveau président de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine. "C'est un travail de l'ombre mais très utile, qui regroupe différents métiers et avec une ambition commune : comment on arrive à ramener de la valeur chez le producteur ?" L'essai semble concluant. Reste maintenant à aller plus loin et monter en volume. À noter qu'une réflexion est aussi en cours sur le lait... Affaire à suivre.

 

Pour en savoir plus : manormandelocale.bzh


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