Terra 10 juin 2016 à 09h00 | Par Claire Le Clève

MAEC, il candidate

Voté le 30 juin prochain, le plan breton “lait viande bovine” prévoit, entre autres, d'étendre à toute la Bretagne les MAEC, mesures agro-environnementales et climatiques. Pour en bénéficier dès cette année, Patrice Le Penhuizic, éleveur laitier à Lauzach, a contractualisé en même temps que sa déclaration PAC. A faire avant le 15 juin.

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Avec Nicole Le Peih, conseillère régionale, c'est sur l’exploitation de Patrice Le Penhuizic à Lauzach qu'Olivier Allain vice-président de la Région à l'agriculture, a présenté les MAEC, avec le député Paul Molac
Avec Nicole Le Peih, conseillère régionale, c'est sur l’exploitation de Patrice Le Penhuizic à Lauzach qu'Olivier Allain vice-président de la Région à l'agriculture, a présenté les MAEC, avec le député Paul Molac - © Claire Le Clève

Alors que la Région votera fin juin son plan lait et viande bovine, déjà les grandes lignes de ce dispositif, doté de 30 millions de crédits régionaux supplémentaires, sont dévoilées (voir Terra du 27 mai dernier en page 6 et 7). Jeudi dernier, c'est à Lauzach, sur l’exploitation laitière de Patrice Le Penhuizic qu'Olivier Allain, vice-président de la Région à l'agriculture et à l'agroalimentaire, a précisé l'ambition d'un plan “co-construit avec les filières et la profession, axé sur une compétitivité par l'excellence agronomique et environnementale. L'Irlande fait référence en matière de compétitivité avec de l'herbe mais beaucoup d'azote chimique. On veut faire mieux”. Le bras armé ? Ce sont les MAEC, contractualisables partout en Bretagne, engageant l'ensemble de l'exploitation qui y souscrit suivant la part de maïs dans la SFP (de 28 % à 12 %) et celle d'herbe dans l'assolement (de 55% de la SAU à 70 % minimum) .

Autonomie alimentaire

Ces mesures encouragent un système basé sur plus de pâturage, avec des légumineuses qui fixent l'azote de l'air, ce sont des usines à protéines et à ammonitrate gratuites”, illustre l'ancien président de la chambre d'agriculture des Côtes d'Armor, trèfle à la main. Un discours qui fait sens chez Patrice Le Penhuizic installé depuis 1985 sur 50 ha, aujourd'hui 160 ,avec un associé et deux salariés. “Nous avons ici des terres à faible valeur agronomique. 130 ha d'herbe, 15 de maïs, 15 de céréales pour nos 100 vaches qui produisent du lait bio depuis 2009”. Une démarche d'autonomie alimentaire ”qui s'est faite progressivement”, avec un CTE, de 2002 à 2007 puis avec SFEI ensuite et la conversion. Contractualiser avec des MAEC ? “C'est une démarche de progrès, globale, qui touche l'entièreté de l'exploitation. ca va dans le bon sens, en continuité avec les MAE départementales” apprécie l'éleveur qui souligne également le plafonnement des aides allant de 9 000 à 11 000 euros, “pour soutenir des exploitations familiales. C'est important d'avoir une éthique et une équité pour donner du sens à l'aide publique”, justifie Olivier Allain.

Claire Le Clève

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