Terra 06 février 2014 à 08h00 | Par Jean Dubé

Paul Stuart, commissaire général du salon Biogaz Europe

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- © Terra

P

ourquoi votre salon s'est-il installé
cette année à St Brieuc ?

Paul Stuart. Nous étions très intéressés à venir en Bretagne, c'est la région où beaucoup de projets se montent et où beaucoup d'acteurs de la méthanisation se trouvent. Nous voulions vraiment les amener à la porte de l'agriculture, dans un endroit facile d'accès, pour faire connaître le biogaz, la filière et tout ce qui est lié aux thématiques méthanisation.

 

 

Etes-vous satisfait du bilan
de ce salon ?

Sur les deux jours, nous attendions 1 000 visiteurs, ils ont été au total entre 1 500 et 2 000, des visiteurs très ciblés agricole. Surtout, nous sommes très heureux d'avoir accueilli le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll qui est venu discuter avec les acteurs de la filière. Cette visite est un moment fabuleux pour nous. Et pour la filière, cela montre qu'au niveau du gouvernement, il se passe des choses, que des mesures vont être prises et vont améliorer le contexte. Cela ne peut être qu'une bonne chose.

 

Comment voyez-vous le développement
de la filière dans l'Ouest ?

Il existe une grande marge de progression. Le potentiel en terme de déchets agricoles, qui n'est pas encore valorisé sous forme d'énergie, est très important. Mais il y a un très fort intérêt des personnes et des entreprises à le valoriser. Il y a donc un développement important à envisager. La France est d'ailleurs le pays d'Europe qui présente le plus fort potentiel agricole pour développer le biogaz. Et à l'échelle de la France et de l'Europe, la Bretagne est une région qui peut apporter beaucoup pour le développement de la filière. Ici, on voit aussi émerger des projets de collectivités qui vont mettre la Bretagne sur la carte internationale et européenne des installations biogaz.

Quel est le point qui pose le plus de difficultés pour

le développement de la méthanisation ?

Entre le moment du début projet et le moment ou l'on tourne la clef pour "starter" (démarrer) l'unité, il faut souvent 3 ans en France. Dans les pays voisins, c'est plus souvent fait en douze mois. J'espère que, dans les années qui viennent, on va diminuer ce temps administratif.

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