Terra 07 novembre 2014 à 08h00 | Par Claire le Clève

Piscine, école, Questembert valorise son bois local

solaires qui offrent ses 27 degrés Celcius au grand bain. Mais dès l'automne, des plaquettes de bois, issues des haies bocagères du territoire, alimentent la chaudière de la piscine mais aussi de l'école primaire et du centre de loisirs de Questembert.

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La SCIC d'Argoat bois Energie du Morbihan alimente
15 équipements dont la piscine Beau Soleil créée par la communauté de communes du pays de Questembert.
La SCIC d'Argoat bois Energie du Morbihan alimente 15 équipements dont la piscine Beau Soleil créée par la communauté de communes du pays de Questembert. - © Terra

"En 2013, le bois a permis de chauffer à 92 % les équipements. Cette année j'aimerais que ce soit à 96 %", se donne pour objectif Alain Leray, directeur de la piscine de Questembert. Au cas où, le gaz prend le relais. Il attend une livraison imminente de la SCIC d'Argoat bois énergie. Une coopérative morbihannaise, multi-acteurs (agriculteurs, Cuma, collectivités, entrepreneurs, forestiers....) pour la commercialisation de bois déchiqueté issu de l'entretien raisonné du bocage. Derrière lui, la chaudière de 320 kW ronronne depuis 3 ans, alimentée par une grosse tonne quotidienne de bois plaquette issues à 70 %, conformément au cahier des charges, des haies bocagères qui environnent la commune de Questembert. Ainsi l'ont voulu les élus de cette collectivité qui a vu pousser en 2011 ce nouvel équipement collectif relié à l'école primaire et au centre de loisirs. Tout ce petit monde se chauffe au bois. 550 tonnes par an de plaquettes bocagères, sur les 2 000 gérés par la SCIC, lui sont dévolues. "La première année en 2012, nous avons chauffé à 80 % avec le bois. Les 20 % restants c'était avec le gaz qui a raflé 80 % du coût de l'énergie", renchérit Alain Leray.

Du bois local à 70 %

Un bois bigrement compétitif pour lequel, après les régions de Pontivy et d'Auray, la filière bois énergie prend forme dans le sud-est du Morbihan. La démarche se veut vertueuse, "avoir un approvisionnement local et pérenne, provenant d'un bois bocager, issu de haies nécessaires à l'environnement, bien gérées avec un plan de gestion par exploitation, en faisant appel à des emplois locaux, non délocalisables", résument les partenaires, représentants de la chambre d'agriculture du Morbihan, de Sem'Agri, groupe de développement, de la SCIC et de l'UDCuma. Car tout le monde doit y trouver son compte, autre objectif gravé dans le marbre, tout comme la néces- sité d'un approvisionnement en bois local. Les besoins sont donc là. Et si les agriculteurs perçoivent entre 52 euros la tonne de bois plaquette humide, à 98 euros pour la plus sèche, reste encore à élargir le groupe des agriculteurs fournisseurs. Une réunion d'information est programmée les 13 novembre prochain, dès 14h jusqu'à 16h à la chambre d'agriculture Cleherlan à Questembert (56). Visite de la chaudière de la piscine à partir de16h.


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