Terra 18 juillet 2014 à 08h00 | Par Claire Le Clève

Première sortie, premier prix de section - L’Élite a brillé à Fougères

C'était sa première sortie en concours officiel. Élite, de l'Earl de Guenhael et Sylvie Le Trionnaire, à Guégon, a raflé un premier prix de section (3B) à Fougères, lors du national Prim'Holstein. Une magnifique surprise qui récompense travail et passion d'une famille pour la belle génétique.

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Guenhael, Sylvie, Audrey et Alban le Trionnaire avec Elite, 1er prix de section 3B au National Prim'Holstein de Fougères
Guenhael, Sylvie, Audrey et Alban le Trionnaire avec Elite, 1er prix de section 3B au National Prim'Holstein de Fougères - © Claire Le Clève

 

 

Il y a le doigt du destin. "Un embryon est arrivé sur l'exploitation. C'est un peu par hasard. C'était le 3ème d'un lot et c'est mon frère Jean-François qui me l'a donné pour me remercier d'un service rendu", raconte Guenhael Le Trionnaire. L'embryon transplanté donnera naissance le 22 août 2009 à Elite, une fille de Goldwyn sur Shottle Clémentine sur Ugela Bell Hevone sur Blackstar Devon …Elite, classifiée TB-88, est une grande vache calme qui a déjà donné 4 filles, deux petites filles... C'est au troisième frère, Anthony, commercial chez le 1er importateur français de génétique nord-américaine, que revient d'avoir repéré le potentiel de l'animal, après son vêlage en décembre dernier et d'avoir insisté pour le faire inscrire au national, "le dernier jour", de l'avoir préparé, de l'avoir présenté pour une première sortie en concours. Et c'est le travail sur toute une lignée qui sera distingué, en juin dernier, par un premier prix de section au National Prim'Holstein, "une reconnaissance". Cette récompense est l'aboutissement d'un don. Mais c'est aussi l'expression d'un potentiel génétique qui s'est fait jour au sein de l'élevage de Guégon. C'est aussi le fruit d'un repérage fraternel qui offre à ses propriétaires, une première plaque rectangulaire à faire figurer à la porte de la stabulation. L'aboutissement d'une belle histoire, somme toute, de celles qu'on se raconte, sans se la raconter. "Ça reste un plaisir. Il faut continuer, c'est un encouragement car il y a la descendance et les autres familles de vaches à travailler" tempère le couple dont Sylvie, l'épouse, observe avec une bienveillance distante, cette passion génétique fraternelle.

 

Travail sur les lignées

 

Car chez les Le Trionnaire,la génétique est une seconde nature, un supplément d’âme donné par les parents en partage pour réunir les garçons. Chez ces passionnés, les anecdotes se font légion, celles sur les ancêtres de la belle Élite, aussi. Et de remonter dans les méandres des ascendances de cette grande Prim'Holstein distinguée à Fougères. Ainsi, son arrière-grand-mère, Devon, qui avait fait un premier prix au Space en 1989, a été importée du Canada. Sa grand-mère, Hevone, a été collectée à l’âge de 15 ans avec Shottle qui a donné 1 embryon, une femelle, Clémentine, la mère de Elite. "Nos parents ont fait beaucoup de concours, détenus de nombreuses mères à taureaux. Ils ont été les premiers européens à avoir exporté des embryons vers l’Amérique du Nord", racontent, Anthony et Guenhael, pour planter le décor. "On est tous tombé dedans quand on était petit", confirme l'éleveur qui sait apprécier les résultats du cheptel de son frère Jean-François à Plaudren, héritier de la ferme parentale. Et s'il y a parfois la tentation de la comparaison, "il n'y a pas compétition parce que là-bas, il y a 40 ans de travail génétique", estiment modestes, Sylvie et Guenhael et dont la production laitière reste l'objectif premier.

 

La priorité reste de faire du lait

1998 marque l'année de l'installation de Guenhael sur la ferme de ses beaux-parents, à Guégon. "Il y avait ici un cheptel moins suivi en génétique avec des mamelles fonctionnelles", résume l'éleveur. Restent les aplombs. "C'est l'aspect Numéro 1 que nous devons améliorer et continuer à améliorer les autres postes", poursuit le couple. Sylvie a rejoint l'exploitation en 2008. Les 180 000 litres sur 42 ha du départ ont évolué en 450 000 l sur 44 ha avec 50 vaches et la suite. "Nous sommes sur un système intensif. A l'origine, nous étions partis sur des vêlages groupés en été. Tant qu'à nourrir les vaches, autant le faire pour produire du lait. Cela reste toujours notre priorité", cadre l'exploitant dont l'étable affiche une moyenne de 9 381 kg à 43,6 de TB et 32,4 de TP. Dans ce contexte, Élite a produit en 2ème lactation 10 457 kg de lait avec des taux de 41,6 en TB et 32,8 en TP.

 

Claire Le Clève

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une plaque qui marque.
Une plaque qui marque. - © Claire Le Clève

Une ration

La ration à l'auge l'été se partage pour ¾ d'ensilage de maïs et ¼ d'herbe avec 3 kg de correcteur azoté et 250 g de minéral auxquels sont rajoutés 3 kg de betterave en hiver.

 

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