Terra 30 janvier 2014 à 08h00 | Par Véronique Denieul

Prix du lait : coller aux marchés !

Après une année 2013 forte en crispations, les producteurs attendent sur 2014 de bénéficier, comme il se doit, de l’état porteur des marchés. Analyse de la situation avec Pascal Clément président de la section lait FRSEAO.

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Pascal Clément, président de la Section Lait FRSEAO
Pascal Clément, président de la Section Lait FRSEAO - © terra

2013 a été une année difficile sur la question du prix du lait. Pourquoi ?

Pascal Clément. Nous avons vécu de profonds bouleversements dans la manière de discuter du prix du lait. Ce qui était possible hier ne l’est plus aujourd’hui. Avec la mise en place du mini-paquet lait, les discussions ne se font plus au sein de l’interprofession mais entre organisations de producteurs et entreprises. Les négociations se diluant en de multiples endroits, la tentation est parfois vive pour certaines entreprises de changer les règles du jeu en cours de route. C’est ce qui s’est passé. C’est ce que nous avons combattu et continuons de combattre. Les contrats doivent être respectés. Le prix du lait ne se décrète pas, les indicateurs économiques, tels que prévus aux contrats, doivent être pris en compte.

Dans ce contexte, notre rôle de syndicaliste évolue. Nous ne sommes pas là pour jeter la pierre mais servir en quelque sorte d’arbitre. C’est ce que nous avons fait quand nous nous sommes tous mobilisés pour faire reconnaître les difficultés des producteurs de lait face à l’explosion des coûts de production. Entre actions, médiation, etc, le contexte n’a pas toujours été simple à gérer.

 

Qu’attendre pour 2014 ?

P.C. Il est indispensable que nous recollions aux marchés. Aujourd’hui le constat est sans appel. Nous affichons, en moyenne sur l’année écoulée, un différentiel de prix avec l’Allemagne de plus de 20 € / 1 000 l. Qu’est-ce qui est possible chez eux et pas chez nous ? Les producteurs doivent bénéficier maintenant de l’état favorable des marchés. C’est un dû. Faisons en sorte d’y aller maintenant, dans un contexte porteur. Il serait inacceptable que cette réactivité aux marchés ne s’applique que lors de renversement de tendances !

 

A un an de la fin des quotas laitiers, les chantiers sont encore nombreux. Où en est-on ?

P.C. Le calendrier s’accélère et les questions à débattre sont nombreuses. Les organisations de producteurs doivent poursuivre leur consolidation. Ce que nous avons vécu sur le prix du lait en 2013 en est une preuve flagrante. Mais les discussions avec les entreprises ne doivent pas se limiter à ce seul élément. Installations, gestion des volumes, etc. Les producteurs doivent faire valoir leur point de vue. La filière laitière française doit se construire ensemble, producteurs-entreprises.

Propos recueillis par Véronique Denieul - FRSEAO Lait

 


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