Terra 27 juin 2019 à 08h00 | Par Emmanuelle Le Corre

Retour de l'IBR : GDS recommande la vigilance

Avec la survenue de plusieurs foyers d'IBR, maladie très contagieuse chez les bovins, le GDS Bretagne alerte sur tout relâchement du sanitaire

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André Riou, membre du bureau, Thierry Le Druillennec, trésorier, 
Jean-François Tréguer, président et Hervé Radenac, secrétaire général.
André Riou, membre du bureau, Thierry Le Druillennec, trésorier, Jean-François Tréguer, président et Hervé Radenac, secrétaire général. - © Terra

Cette fois, c'est décidé, GDS Bretagne ne souhaite plus rester dans l'ombre et veut porter à la connaissance des éleveurs ses actions en matière de sanitaire. Actif sur sept espèces, donc sept sections, l'association compte 850 éleveurs délégués qui composent un maillage resséré de professionnels sur 49 zones de Bretagne. 98,5 % des cheptels bovins sont en effet qualifiés indemnes en brucellose, tuberculose, leucose, IBR et varron. Aussi, les cartes vertes ou ASDA de naissance et d'introduction délivrées sont une garantie pour l'éleveur à la vente d'un animal lorsque l'élevage est qualifié. Ainsi à l'heure où certains regarderaient à la dépense, le président de GDS Bretagne, Jean-François Tréguer, prévient : "C'est la cotisation qui permet le sanitaire de haut niveau en Bretagne. Les aînés ont mis les moyens". Et de rappeler : "Seules les cotisations des éleveurs assurent le fonctionnement de la structure".

Recrudescence de l'IBR

Et le contexte est là pour le rappeler. L'association en tant que délégataire de l'État assure la gestion et le suivi des prophylaxies. Fin 2018, près de 80 % d'animaux d'un cheptel bovin est détecté positif en IBR (ou rhinotrachéite infectieuse bovine) en Ille-et-Vilaine. Une maladie virale très contagieuse, disparue depuis trente ou quarante ans de Bretagne. Branle-bas de combat pour circonscrire le virus et indemniser l'élevage. "Avec la restructuration des élevages, cela cartonne. Il a fallu organiser l'élimination de cent animaux pour une indemnisation de 200 000 € environ". Mais quelques semaines plus tard, d'autres cas apparaissent en lien avec le premier. Cinq au total. Aujourd'hui si le problème est circonscrit, la vigilance est maximum. "Nous avons pris toutes les précautions... à condition d'avoir bien copie de toutes les informations", prévient Hervé Radenac, éleveur dans le Morbihan et secrétaire général de GDS Bretagne.

Selon les responsables, le cas serait arrivé par des échanges d'animaux. Ils insistent sur les consignes de sécurité en cas de transfert d'animaux : être rigoureux sur les achats et le détail des maladies ; respecter les quarantaines ; appliquer les règles de biosécurité. "Il n'y a pas de remise en cause du contrôle sanitaire, mais il faut respecter les règles en cas d'achat et réappuyer sur les règles de biosécurité en bovins".

Les priorités pour 2019

Autre maladie pointée, la paratuberculose avec la vigilance des éleveurs autour de la naissance des veaux et l'arrivée demain d'index génétique comme levier supplémentaire. C'est pourquoi en 2019, la priorité est donnée aux actions de prévention et de veille sanitaire : alerte accrue sur les mouvements d'animaux et grande importance donnée à la biosécurité. D'ailleurs GDS Bretagne encourage la formation. La structure a mis en place un système de remboursement de la cotisation des jeunes installés venus en formation. En 2018, 203 éleveurs laitiers ont participé à la formation "nouvel installé".

En 2019, GDS Bretagne renouvelle aussi son statut d'OVS animal (organisme à vocation sanitaire) qu'il partage avec l'OVS porc et pondeuse, "en bonne intelligence" au sein de l'association professionnelle régionale (ARS) qui fédère toutes les structures et toutes les filières animales et végétales. Enfin pour ceux qui se sont rendus sur les salons, il existe maintenant un seul espace Innoval, issu du partenariat entre GDS Bretagne, Évolution et BCEL Ouest, lesquels ont lancé au Space 2018, iCownect, un outil de gestion global du troupeau.

 

 

GDS Bretagne

132 salariés sur 4 antennes

Plus de 880 élus

20 400 adhérents

Pour un budget annuel de 15 millions d'euros

Le retour financier aux éleveurs s'élève à 37 % du budget (42 % en 2018).

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