Terra 24 janvier 2019 à 08h00 | Par Chantal Pape

Sept mois après sa création, Evel up fourmille de projets

Le 11 janvier, devant l'ensemble de ses partenaires, Evel up a fait le point sur la fusion mais aussi et surtout sur les projets qui animent désormais le numéro 2 français des coopératives porcines.

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En l'absence de Guillaume Roué, président d'Evel up, retenu au ministère de l'agriculture pour évoquer la FPA, de gauche à droite, Thierry Gallou, directeur, Philippe Bizien, président délégué, et Olivier Cormier, directeur délégué.
En l'absence de Guillaume Roué, président d'Evel up, retenu au ministère de l'agriculture pour évoquer la FPA, de gauche à droite, Thierry Gallou, directeur, Philippe Bizien, président délégué, et Olivier Cormier, directeur délégué. - © Terra

"Une réussite collective". Voilà ce que retiendra Thierry Gallou, le directeur d'Evel up des sept derniers mois. Pour autant, la fusion des groupements de producteurs Prestor et Aveltis n'a rien eu d'un long fleuve tranquille. "Le 14 juin dernier a été un premier temps fort, avec la validation de la fusion par nos assemblées générales respectives". Mais pour les équipes, "après beaucoup de sueur, beaucoup de labeur et quelques bugs", c'est la date du 1er octobre qui a vraiment signé la naissance d'Evel up, avec le basculement vers un système informatique commun. "Plutôt que de tenter de rapprocher les deux systèmes, nous sommes partis d'une feuille blanche". Mais il a d'abord fallu s'entendre sur les marges, les conditions commerciales, les délais de paiement... "Même si nous avions des fonctionnements assez proches, il y avait quand même quelques différences. Et nous avons mené un gros travail d'échange".


Répondre à toutes les demandes

Evel up désormais sur les rails, place aux projets ! "Le prix de revient reste le facteur numéro 1 de réussite", indique Philippe Bizien. Si la coopérative surveille le prix des matières premières, elle est aussi attentive aux capacités techniques des éleveurs à les valoriser. "Avec la FPA, la fièvre porcine africaine, biosécurité et conditions d'élevage sont aussi au cœur de nos préoccupations, affirme le président délégué, qui veut aussi pouvoir répondre à toutes les demandes. Porc bio, engraissement sur paille... il nous faut explorer tous les créneaux".


Moderniser les élevages

"Une partie des consommateurs est très attachée au lien animal-homme". Le service recherche et développement de la coopérative va donc plancher sur la bientraitance animale. "C'est un travail de longue haleine, estime Philippe Bizien. Il faut rassurer le consommateur et moderniser nos élevages". Toujours pour répondra aux attentes de la société, la démédication sera aussi au cœur de la recherche. "Ce sera aussi une façon de maintenir le niveau actuel de consommation", espère le président délégué, qui reconnaît une fracture entre production et consommation. "Il faut faire comprendre à nos concitoyens comment on élève nos porcs, en produisant de la qualité, dans le respect du bien-être animal".


Relever le défi de la transmission

"Dans les dix ans à venir, un tiers des volumes de production vont changer de main, calcule Philippe Bizien. Autant dire que c'est demain". Evel up entend tout mettre en œuvre pour relever le défi du renouvellement des générations. "Nous allons proposer des audits aux cédants. Et chercher des repreneurs du côté des écoles d'agriculture mais aussi chez les salariés d'élevage". Avec pour fil rouge, "des installations qui soient viables économiquement".

"On fait partie de la même famille". Avec l'ensemble de ses partenaires, réunis à Kersaint Plabennec (29) le 11 janvier dernier, Evel up "souhaite tisser des liens équilibrés", mais sans exclusivité. "Nos adhérents sont des chefs d'entreprise et font leurs propres arbitrages".


Obtenir la régionalisation

En ce début d'année, le coût de production élevé n'est pas, loin s'en faut, la seule préoccupation des éleveurs de porcs. "La production européenne est plutôt orientée à la hausse et nous avons aujourd'hui une vraie difficulté à valoriser toute l'offre". La progression de la FPA est aussi suivie de près. "Il faut que l'on obtienne la régionalisation pour garder notre statut indemne même si un cas de FPA est détecté sur de la faune sauvage à l'autre bout de la France, indique Philippe Bizien, qui dénonce au passage "les grosses tergiversations de l'État. S'il a été capable d'agir quand la maladie est là, grippe aviaire par exemple, il semble plus compliqué de prendre les bonnes décisions en préventif..."

 

 

 

 

Evel up en quelques chiffres


1 000 adhérents en Finistère, Côtes d'Armor, Morbihan, Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique

180 salariés basés sur 5 sites, à Kersaint Plabennec, Landivisiau et Châteaulin (29), Plérin (22) et Locminé (56)

85 000 porcs vendus/semaine

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