Terra 29 mars 2018 à 11h00 | Par Arnaud Marlet

Solarenn, 70 ans de coopération et un acteur majeur en Bretagne

Solarenn, cinquième acteur national sur le marché de la tomate fête cette année ses 70 ans. Pour l'occasion, Christophe Rousse, son président, a ouvert les portes de sa serre et de la coopérative.

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Nathalie Rivereau, cheffe de culture, avec Lydie et Christophe Rousse.
Nathalie Rivereau, cheffe de culture, avec Lydie et Christophe Rousse. - © Terra

GMR : groupement des maraîchers rennais. C'est sous ce nom qu'est lancée la coopérative en 1948, par une douzaine de maraîchers rennais qui souhaitent s'organiser pour gérer les expéditions, sur le marché national et international. En 1960, le GMR déménage à Chantepie (35), et devient le premier producteur pour la culture sous serres chauffées dès 1961. En 1968, le GMR compte 170 producteurs, et commercialise 10 000 t de légumes, de fruits et de fleurs."Conséquence des crises pétrolières des années 70, la part des dépenses de chauffage passe de 30 à 60 % du prix de vente. Le GMR structure son service commercial, en France et à l’export, et se diversifie vers les fleurs œillet, muguet, chrysanthème dont il devient le premier producteur européen", rappelle la coopérative dans l'histoire de ses 70 ans. À partir de la fin des années 70, la coopérative opte pour la culture de tomate hors-sol et la lutte intégrée contre les parasites. À ses quarante ans, en 1988, le GMR compte 80 adhérents, qui emploient 500 salariés et exploitent 50 ha de serres pour produire laitues, concombres, melons, tomates. 1998 marque le cinquantième anniversaire du GMR, mais aussi le couronnement de la tomate, devenue le produit vedette de la coopérative. Avec 10 000 tonnes produites, elle représente 95 % du chiffre d’affaires en 1999. 2001 sera aussi une étape importante dans la construction de la coopérative, qui déménage à Saint-Armel, avec des entrepôts de 11 000 m2, un nouveau système de conditionnement... et un nouveau nom : Solarenn.


Un parcours atypique

Christophe Rousse en est le président depuis 10 ans. "J'ai un parcours un peu atypique", confesse-t-il. Après ses études en horticulture, il intègre en 1992 le GMR, en tant que technicien, et partage son temps entre la France et le Maroc. Mais voilà, piqué par le virus de la tomate, il devient producteur en 1995, rachetant 1 ha de serres aux enchères. En 1999, il monte à 2 ha et en 2005, il remplace ses serres par des structures neuves. En 2015, c'est un nouvel agrandissement, avec 1,5 ha supplémentaire. La SCEA Rousse occupe désormais 3,5 ha, avec quatre blocs de serres, emploie 12 salariés permanents et 45 en haute saison. 1,1 ha est consacré aux petits fruits, 1 ha aux tomates cocktails et 1,6 ha aux grappes... soit la bagatelle de 100 000 pieds de tomates !

La coopérative ne peut pas revendiquer le label bio, la production n'ayant pas de lien au sol, les tomates poussant dans des jardins suspendus, dans des pains de laine de roche. Pour autant, "nous sommes un acteur convaincu de la transition énergétique", fait remarquer Christophe Rousse. À l'image de la protection biologique intégrée, de la consommation d'eau et de fertilisants réduite, de la gestion de l'énergie, du recyclage des déchets, de la pollinisation naturelle avec des bourdons... Sans oublier le développement de la cogénération et des énergies renouvelables.

 

- © Terra

"Les Responsables"

“Les Responsables” sont une nouvelle gamme de petites tomates sans traitements de synthèse. Lancée cette année, la gamme concerne les tomates commercialisées en unités consommateurs (barquettes de 250 à 500 grammes) : cerise ronde, cerise allongée, tomate cocktail et petites couleurs “Les Responsables” s’engagent sur quatre points : zéro pesticide, zéro insecticide, emballage recyclable, cueillies à maturité.

Cette démarche a été confortée avec le lancement, le 26 février dernier, du label ”Sans pesticides, 100 % nature”, au sein d’un collectif réunissant le troisième producteur breton avec Solarenn, Prince de Bretagne et Savéol. Les trois marques vont travailler à un cahier des charges commun qui garantira l’absence d’utilisation de pesticides de synthèse sur les tomates.

 

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