Terra 19 juin 2015 à 08h00 | Par Chantal Pape

Six chantiers pour être encore là demain

Porélia entendait profiter de son assemblée générale, vendredi dernier à Landivisiau (29), pour demander au ministre de l'agriculture de s'engager dans six chantiers prioritaires pour que les éleveurs de porcs français retrouvent de la compétitivité.

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Entre Jacques Guéguen, directeur (à gauche), et François Pot, président, les membres du bureau de Porélia.
Entre Jacques Guéguen, directeur (à gauche), et François Pot, président, les membres du bureau de Porélia. - © Terra

Certes, le prix a un peu remonté lors des derniers marchés. "Mais les chiffres du début d'année sont inquiétants, reconnaît François Pot. Sur les 23 premières semaines, on en est à 1,191 euro. Il manque 20 centimes/kg". Une situation que les producteurs de porcs ont déjà connu en 2013 et en 2014. "L'an passé, avec un prix payé à 1,487 et un prix de revient à 1,535, le taux de couverture n'était que de 96,8".

Des projets

Pour autant, le président de Porélia se veut optimiste. "Nos éleveurs ont des projets ! L'an passé, notre service environnement a réalisé 55 permis de construire, presque deux fois plus qu'en 2013. Et près de 5 000 places d'engraissement ont été construites".

Les éleveurs ont aussi réalisé 5 400 m3 de stockage de céréales. "C'est notre particularité, insiste Jacques Guéguen, le directeur de Porélia. Nous incitons les éleveurs à s'équiper d'une Faf, une fabrication d'aliments à la ferme". Un choix payant. "Nos adhérents dégagent une marge/100 kg supérieure de 6 € par rapport à la moyenne bretonne, un gain qui s'explique par un prix moyen de l'aliment inférieur de 16 €/t".

Des chantiers prioritaires

Dans son discours de clôture d'assemblée générale, François Pot demande à Stéphane Le Foll "de se bouger un peu". Et, pour aider les éleveurs français à retrouver de la compétitivité par rapport à leurs concurrents allemands ou espagnols, de s'engager dans six chantiers. "Au niveau européen, il faut lever l'embargo russe avant l'automne si on veut que les marchés repartent. Et limiter les distorsions de concurrence entre les différents états-membres". Porélia demande aussi au ministre de l'agriculture de réglementer les marges au sein de la filière et de protéger le marché, en obligeant à apposer l'indication d'origine sur les produits. "Il faut aussi ramener la viande de porc dans les cantines scolaires : elle fait partie de notre culture". Enfin, il faudrait redonner une possibilité de développement aux éleveurs qui le souhaitent, en allégeant le carcan administratif. "C'est de l'emploi que l'on créera".

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