Terra 31 mai 2018 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Triballat lance son lait Petit Breton

50 ans après Le Noyal, lancé en 1968, Triballat Noyal revient sur le marché du lait en brique, et vient de lancer sa marque Petit Breton, Mon lait. Un lait sans OGM avec des vaches au minimum 200 jours par an au pâturage.

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De gauche à droite : Olivier Clanchin, président, Pascal Mancel, président de l’organisation de producteurs, Elise Guimont, cheffe de groupe laitier, et Marc Belhomme, responsable des relations agricoles.
De gauche à droite : Olivier Clanchin, président, Pascal Mancel, président de l’organisation de producteurs, Elise Guimont, cheffe de groupe laitier, et Marc Belhomme, responsable des relations agricoles. - © Terra

"Le lait Petit Breton est collecté chez 17 producteurs dans un périmètre de 50 km au sud de Noyal-sur-Vilaine (35), ce qui représente deux tournées et un potentiel de 10 millions de litres de lait par an", explique Marc Belhomme, responsable des relations agricoles chez Triballat Noyal, à l'occasion du lancement de la marque organisé le 18 mai. Le lait Petit Breton est produit à partir d’un cahier des charges spécifique, construit en étroite collaboration avec les éleveurs, et prônant une agriculture responsable. Les vaches passent ainsi plus de 200 jours par an au pâturage entre mars et novembre (en fonction de la météo). Durant l’hiver, ou lorsque la météo ne permet pas la pâture, elles se nourrissent de fourrages produits en grande majorité sur l’exploitation (foin, maïs, luzerne) et de colza d’origine française. Le tout garanti sans OGM (après une conversion de six mois), un engagement pris dès 2014 par la laiterie en partenariat avec les producteurs. Il faut aussi que les exploitations disposent d’une surface en herbe de 15 ares par vache.

À terme, les 77 producteurs de lait conventionnel de Triballat Noyal peuvent candidater. Pour démarrer, le volume permet de livrer une centaine de GMS en Bretagne, principalement sur les départements d’Ille-et-Vilaine et de Loire-Atlantique. Le lait est conditionné à Châteaubourg (35) où une ligne dédiée aux boissons végétales a été adaptée.

 

Une logique de co-construction

Côté rémunération, une prime de 12 euros les 1 000 l est versée. "Nous sommes sur une logique de co-construction avec l’ensemble des acteurs de la filière, jusqu’au distributeur. Avant de partager la valeur, il faut la créer", estime Olivier Clanchin, président de Triballat Noyal. Avant d'ajouter : "l'objectif est que cette création de valeur bénéficie à l'ensemble de nos producteurs".

Si le produit trouve sa place sur le marché et que le consommateur est au rendez-vous, Triballat Noyal envisage d'étendre la démarche à un plus grand nombre de producteurs. "Les éleveurs sont très demandeurs", confie Pascal Mancel, président de l’organisation de producteurs de lait Triballat Noyal. Pour preuve, certains se forment pour des animations en magasins qui doivent débuter cette semaine. L'objectif étant encore une fois d'aller expliquer en direct au consommateur la démarche Petit Breton.

 

 

Triballat Noyal en chiffres

77 producteurs de lait en agriculture conventionnelle (soit environ 43 millions de litres par an)
1 230 collaborateurs
320 millions d’euros de chiffre d’affaire
20 sites de production
98 % de lait collecté auprès de producteurs français
90 % d’ingrédients provenant de France
18 références primées au concours général agricole de Paris en 2017

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