Terra 15 août 2018 à 09h00 | Par Chantal Pape

Un congé maternité/paternité pour vivre sereinement l'arrivée d'un enfant

Comme les salariés, les chefs d'exploitation peuvent bénéficier d'un congé maternité ou paternité à l'arrivée d'un enfant au sein de leur foyer, qu'il s'agisse d'une naissance ou d'une adoption. Quelle que soit la production, Finistère remplacement répond présent pour permettre aux parents de profiter pleinement de ce moment unique.

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Stanislas et Kevin, ostréiculteur et remplaçant à l'île de Sein
Stanislas et Kevin, ostréiculteur et remplaçant à l'île de Sein - © Finistère remplacement

Ostréiculteurs à Riec sur Belon et sur l'île de Sein, Marie Robert et Stanislas Jousseaume ont accueilli leur premier enfant au printemps dernier. Un moment qu'ils avaient envie de vivre pleinement. Mais pour s'arrêter, encore fallait-il que Marie trouve quelqu'un pour la remplacer. Pas une mince affaire quand on travaille sur deux sites, dont l'un accessible après plus d'une heure de bateau et 30 minutes de marche. Et qu'il faut y venir, tous les jours remplir puis vider les bassins pour reproduire le cycle des marées, trier les coquillages, les conditionner, préparer les expéditions vers le continent... C'est en surfant sur Internet que le jeune couple découvre la prestation offerte par Finistère remplacement.

De multiples compétences

Centre équestre, élevage de chiens ou d'escargots, horticulture ou aquaculture, cidrerie, vente directe... : "tous les ressortissants de la MSA peuvent profiter des congés maternité et paternité, quelle que soit leur production", indique Stéphane Charon, le directeur de Finistère remplacement. Et même si les missions hors lait et porc représentent à peine 5% de son activité, le service de remplacement, qui embauche plus d'une centaine de salariés équivalent temps plein, dispose en interne d'une large palette de compétences. "Dans le cas contraire, on lance un appel à nos salariés, pour savoir qui serait intéressé". Quelques jours de formation peuvent alors être nécessaires, directement sur l'exploitation si le travail se fait en binôme. "Pour les vachers ou porchers de l'équipe, c'est souvent l'occasion de poser les valises et de découvrir un autre métier, sans quitter leur entreprise".

Via un service de remplacement

"Parfois, le chef d'exploitation connaît aussi quelqu'un qui peut le remplacer : un ancien stagiaire, un voisin, un ami... Et nous l'embauchons". Car les conditions sont strictes : pour bénéficier d'une prise en charge au titre des congés maternité ou paternité, il faut impérativement passer par un service de remplacement, l'embauche ne pouvant pas se faire en direct. "En général, les gens prennent contact avec nous suffisamment tôt. Et nous avons le temps, ensemble, d'imaginer une solution", indique Stéphane Charon, satisfait "d'avoir toujours réussi à répondre à la demande, quelle qu'elle ait été".

5 ou 7 jours par semaine

"Tout s'est très bien passé". Marie et Stanislas ont finalement fait appel à Kevin qui, après un cursus en aquaculture, intervient régulièrement chez des ostréiculteurs du Sud Finistère.. "Nous avions besoin de quelqu'un d'autonome et de mobile". Et c'est avec sérénité que la jeune femme a arrêté son travail, le temps de donner naissance à sa fille.

"En cas de congé maternité ou paternité, le chef d'exploitation n'a pas besoin d'avancer les salaires de son remplaçant, précise Stéphane Charon. La MSA les verse directement au service de remplacement. Et seuls CSG et CRDS restent à la charge des parents". Et c'est également la MSA qui décidera du nombre de jours pris en charge dans la semaine. "Sept jours en élevage, cinq si le travail n'exige pas la présence d'une personne le week-end, comme chez des paysagistes par exemple".

Les mêmes droits que les salariés

Si les agricultrices se sont battues, il y a des années, pour obtenir les mêmes droits à congé maternité que les salariées, elles ne sont encore que 70% à en bénéficier. "Tous les ans, nous assurons une vingtaine de remplacements pour elles et entre 40 et 50 pour les pères, indique Stéphane Charon, qui exhorte les unes comme les autres à ne pas hésiter à se faire remplacer. Cela permet de s'extraire vraiment de l'exploitation et de se consacrer pleinement à son rôle de parent".

 

 

Finistère remplacement en quelques chiffres

 

2 000 adhérents

185 000 heures de travail

132 salariés équivalent temps plein

dont 25% de femmes

 

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