Terra 30 mars 2018 à 12h00 | Par Alain Gouedard, chambres d'agriculture de Bretagne Vincent Bellet - Institut de l'Elevage

Une conjoncture ovine toujours favorable

L’année 2017 a vu une certaine stabilité du prix des agneaux, même si les prix de contre-saison se sont révélés inférieurs à ceux de saison. La poursuite de la baisse des charges opérationnelles a globalement compensé la hausse des charges de structure, d’où des revenus qui se maintiennent à des niveaux tout à fait corrects. Retour sur les chiffres.

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En 2017, les systèmes herbagers ont bénéficié d'une conjoncture favorable au second semestre.
En 2017, les systèmes herbagers ont bénéficié d'une conjoncture favorable au second semestre. - © Terra

L’actualisation annuelle des systèmes du dispositif Inosys-réseaux d’élevage (cas types) permet d’estimer l’impact de la conjoncture économique sur le revenu potentiel des élevages ovins, selon la conduite de l’atelier et les productions associées. Ces chiffres ne représentent pas une moyenne des résultats obtenus en élevage, mais ils constituent une indication de la tendance qui devrait se dégager.

Les charges opérationnelles continuent de reculer

Sur l’ensemble de l’année, le prix des agneaux reste stable (-0,2 %), mais comme en 2016 la courbe des prix a favorisé les systèmes plus herbager, vendant davantage au 2e semestre, par rapport aux plus intensifs, aux périodes de ventes plus précoces. Si l’Ipampa (indice des prix d’achat des moyens de production agricole) ovin viande a repris une légère progression en 2017 (+1,1 % sur l’année), cette augmentation est surtout liée aux augmentations du prix des carburants (+9,4 %) et des frais vétérinaires (+1,8 %). Par contre, on continue toujours de noter une baisse pour les aliments (-0,4 %) et les engrais (-2,8 %). Du côté des aides, il faut signaler une érosion de l’aide ovine (-3,7 %) ainsi que la poursuite de la convergence des aides découplées qui favorise plus les systèmes herbagers au détriment des plus intensifs.

Des bons revenus en système spécialisé comme en mixte

Les revenus des deux cas-types spécialisés, représentant la diversité des élevages de Bretagne, se situent dans une fourchette allant de 23 K€ à 26 K€/UMO. En zone à bon potentiel, le système spécialisé intensif correspond à 500 brebis prolifiques sur 55 hectares de SAU (dont 7 ha de maïs ensilage), avec une légère accélération du rythme de reproduction. En zone à potentiel plus limité, le système semi-extensif est plus représentatif, avec 500 brebis herbagères sur 80 hectares de SAU. Ce dernier est donc moins impacté par la baisse des cours en contre-saison et a surtout bénéficié (comme en 2013) d’une embellie des cours à partir du mois de juin. En système ovins-bovins viande intensif, avec 500 brebis et 60 vaches en système naisseur-engraisseur (2 UMO), l’amélioration de la conjoncture bovine a permis au revenu par UMO de se maintenir au même niveau que les spécialisés. À l’instar des ovins-bovins viande, le redressement de la conjoncture céréalière a également profité au système ovins-cultures en 2017 (400 brebis et 75 hectares de cultures) avec un niveau de revenu supérieur aux autres systèmes.

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