Terra 30 mai 2017 à 08h00 | Par H.Bonneau

Vers plus de confort dans la culture de l'artichaut

Les producteurs d’artichauts ont fait le plein de nouveautés. Organisée par les chambres d’agriculture de Bretagne et le Syntec, dans le cadre d’Innov’action, une démonstration de quatre matériels innovants, a fait carton plein à Pleumeur-Gautier (22) en réunissant 125 cultivateurs.

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© HB

Autour de la pénibilité, thématique forte pour les légumiers, les organisateurs et partenaires (MSA, Syndicat mixte du Goelo et de l'Argoat et Syndicat mixte des bassins versants du Jaudy-Guindy-Bizien) ont souhaité insuffler une dynamique d’innovation à la fois performante et garantissant un confort supplémentaire à un métier très concerné par des travaux physiques
lourds et répétés. Quatre engins ont été mis à l’épreuve du test, avec des légumiers expérimentés. Zoom sur deux d’entres eux.

Traceur automatique et économique
Plantées au carré pour permettre le binage dans les deux sens, les parcelles d’artichauts nécessitent une rigueur géométrique sans concession dès le démarrage pour garantir un entretien à long terme. Cette exigence nécessitait jusqu’ici deux passages : le traceur mécanique et la plantation. Un temps révolu ? Dans la parcelle de Vincent Le Quellec, les agriculteurs ont pu observer un système de marquage au sol pouvant se substituer à la phase de traçage et maintenir une plantation au carré régulière. "Mon tracteur est équipé du système RTK, précis au centimètre, et j’étais dans l’obligation de remplacer mon matériel de traçage
mécanique vieillissant, quand on m’a proposé, pour le même prix (environ 2 000 euros), des buses qui font une marque au sol là où l’artichaut doit être planté", explique Christophe Moal, producteur d’artichauts et de choux-fleur dans la commune. Reliées au logiciel RTK, les projections d’eau (sur sol sec) ou de poudre blanche (ligne terrain de foot) sont aussi lisibles et
fiables que celles du traçeur mécanique traditionnel mais évitent un passage. "C’est un gain de temps énorme pour l’exploitation. Nous sommes équipés d’un seul tracteur, nous devions d’abord faire un passage pour le traçage et un autre pour la plantation, quand maintenant
on peut préparer la terre à mesure et planter dans la foulée. Il fallait juste y penser" estime
Christophe Moal.
Dédrageonneuse… à l’essai
Si elle n’en est qu’à l’étape du prototype, la dédrageonneuse imaginée par l’entreprise finistérienne B2MH a attiré les regards. Conçue hors des sentiers battus, elle tranche franchement avec les gammes proposées sur le marché en proposant deux innovations majeures : une position assise et des joystick en guise de barres de commande. Une révolution pour cette machine réputée difficile à l’usage. "Ce sont des journées très difficiles qui cassent un peu à cause des vibrations dans les poignets et les avant-bras", explique une légumière en visite sur le site. Curieux et exigeants, les maraîchers cherchent aussi à apporter des améliorations au prototype. Ainsi, si la position assise semble remporter les suffrages, l’écartement entre le siège et le joystick doit être ergonomique pour "éviter d’être à bout de bras" et la grosseur du joystick ajustée. "Ce sont souvent des femmes qui font ce travail, or avec de plus petites mains, un objet plus petit serait beaucoup moins crispant", analyse l’une d’entreselles. Des améliorations que le constructeur a encore le temps de prendre en compte avant la commercialisation de l’outil.

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