Terra 26 juin 2015 à 08h00 | Par Emmanuelle Le Corre

Porc Armor Evolution, plus grosse progression du marché

Le groupement Porc Armor Evolution présente une progression de 2 % de son activité en 2014.

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Gilbert Le Menn, directeur commercial, Jérôme Orvain, vice-président, Michel Bellaird, président, Philippe Lecornué, vice-président et André Bloc'h, directeur.
Gilbert Le Menn, directeur commercial, Jérôme Orvain, vice-président, Michel Bellaird, président, Philippe Lecornué, vice-président et André Bloc'h, directeur. - © terra

"Nous vivons un moment difficile. Nous sommes en permanence sur le relais terrain", rapporte Michel Bellaird, président de Porc Armor Evolution. Le 4e groupement de producteurs de porcs français, affronte une conjoncture "insupportable". Présent sur 18 départements, avec son siège à Loudéac et ses antennes à Châteaulin et Etrelles, il a commercialisé en 2014, 1,8 million de porcs charcutiers pour un chiffre d'affaires de 261 millions d'euros et un résultat net de 159 000 €.

Malgré tout, la coopérative affiche une progression de 2,19 % de son activité : "la plus grosse progression sur le marché", précise son président, comparant ce chiffre à la baisse de 1,49 % enregistrée sur la zone Uniporc Ouest. 611 adhérents, 35 jeunes agriculteurs installés en six ans, 74 000 m² de projets d'investissements en 2014... Porc Amor Evolution montre qu'il existe toujours une dynamique au sein de la coopérative.

Segmentation
et dÈfense du prix de base

Porc Maggiore, porc Armorique, porc océan... le groupement, a choisi de segmenter les produits par filière. "Nous sommes présents sur une zone commerciale vaste avec différents réseaux, différentes chartes. Le groupement arrive à contenter chaque abatteur", décrit Gilbert Le Menn, directeur commercial. "Et cette segmentation répond au besoin des producteurs en terme de prix". Pour la coopérative, ce choix ne s'oppose pas à la défense du prix de base. "Porc Armor Evolution est la seule organisation à mutualiser son engagement à la fixation du prix de base au marché du porc breton", rappelle Michel Bellaird. 10 ct par porc sont prélevés et 50 ct reversés par porc vendu au MPB. "La fermeture de Gad a un impact sur les éleveurs du Finistère nord qui présentent leur porc au cadran avec l'éloignement des outils d'abattage. C'est une façon de recentrer les choses pour influencer le prix de base". En 2014, Porc Armor Evolution représentait 7,5 % des apports au MPB.

Le conseil d'administration en assemblée générale le 23 juin a par ailleurs rappelé sa ligne directrice : le prix payé à l'éleveur, le prix de revient, l'accompagnement des installations/transmission et la défense du porc français sur le marché intérieur. "Comme la profession, nous demandons que l'Etat prenne ses responsabilités pour appliquer partout l'étiquetage "Le porc français", partage Michel Bellaird, qui s'il se réjouit des récentes annonces du ministre de l'Agriculture à l'AG de la FNP, estime qu'il faut pour être efficace "un engagement réel de la transformation et de toutes les enseignes de distribution, de l'administration et des politiques".

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