Terra 06 janvier 2017 à 08h00 | Par Thierry Michel

"2017, pour faire reconnaître la force du collectif"

À quelques jours du festival des groupes qui se tiendra les 19 et 20 janvier à Vannes, le président de la fédération nationale des Geda fait un point de situation de l'activité des groupes de développement agricole. Olivier Tourand insiste sur la force du collectif en agriculture en souhaitant que le droit à l'expérimentation en groupe soit reconnu par la loi et financé.

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Olivier Tourand, président de la FNGeda.
Olivier Tourand, président de la FNGeda. - © Terra

Pouvez-vous dresser un bilan de l'année 2016 pour la Fédération nationale des Geda ?

Olivier Tourand. 2016 a d'abord été une année d'élection avec renouvellement notamment du conseil d'administration. Ceci nous a permis de voir émerger des jeunes et des nouvelles personnalités. Il a fallu aussi tenir compte de cette nouvelle situation de crise agricole et nous interroger sur notre mode de fonctionnement : quelles sont les attentes de nos adhérents ? Comment peuvent-ils s'engager dans l'activité des groupes de travail, en local ou sur le plan national ? Nous avons donc travaillé tout au long de l'année dans notre réseau en visitant l'ensemble des régions et des profils représentés. L'idée était avant tout de discuter avec les adhérents et avec les groupes de travail pour qu'ils expriment leurs besoins. Ce travail s'est achevé en décembre et nous travaillons aujourd'hui sur une synthèse qui sera présentée lors du Festival des groupes les 19 et 20 janvier à Vannes dans le Morbihan. Il s'agit de définir ce que nos adhérents veulent pour une nouvelle organisation en ordre de marche immédiate. Dans les grandes lignes, ce qui ressort de nos visites de terrain en 2016, c'est le besoin d'échanges sur les pratiques et la connaissance des réalisations, des mises en oeuvre de pratiques lancées par d'autres. Sur un plan national, cela signifie pour eux de répondre au défi de l'animation pour leur amener ces connaissances et pour favoriser les échanges. L'année passée, nous avons aussi relancé les voyages à l'intention de la presse, en partenariat avec les chambres d'agriculture, afin de faire connaître justement ces réalisations. Nous avons aussi travaillé sur la thématique du bien-être au travail, avec notamment des groupes féminins leaders sur ce sujet. Une autre thématique où la demande pour travailler en groupe est très importante, concerne les médecines alternatives.

 

Vous évoquez le Festival des groupes. Que va-t-il s'y passer ?

O.T. Sur un format de deux jours, les participants pourront choisir un circuit thématique - parmi douze possibles - pour visiter des fermes et des partenaires et découvrir au plus près des réalisations de groupes. Et tout cela dans une ambiance : échanges, échanges, échanges ! Nous avons volontairement privilégié les formats visites et échanges cette année. La soirée prévue est organisée de façon à être la plus conviviale possible afin de pouvoir poursuivre ces échanges. La conclusion de ces deux jours se fera autour d'un forum ouvert et par la synthèse évoquée plus tôt. Parmi les grands thèmes abordés pendant ces deux jours : la gestion fourragère, l'énergie et la méthanisation, la communication auprès des collectivités locales, du territoire et des écoles sur le travail des agriculteurs et enfin la gestion économique en améliorant, en continu et par une approche système, la triple performance économie/environnement et écologie/humain. Si l'on a choisi la Bretagne cette année, c'est parce que cette région est très avancée sur cette notion de travail et le fonctionnement de groupe.

 

Et 2017 ?

O.T. On a demandé à un étudiant de mettre au point un outil permettant de mesurer la plus-value du travail en groupe. L'idée était donc de trouver des indicateurs qui permettent de la mesurer. On va tester cet outil pendant le festival sur les différents circuits puis il s'agira ensuite que le réseau FNGeda se l'approprie le reste de l'année. Sinon, notre axe de travail majeur sera de faire reconnaître la force du collectif au niveau des politiques. Nous souhaitons voir figurer, dans une loi agricole, une définition et un rôle sur cette notion. Nous demandons, à cet effet, que l'on crée un droit à l'expérimentation pour les agriculteurs pour tester, essayer en groupe. Il serait aussi nécessaire d'accompagner cette idée par un financement de ce droit à l'expérimentation. La FNGeda va aussi travailler sur la recherche de nouveaux partenariats et de nouvelles sources de financement, tant au niveau local que national.

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