Terra 18 novembre 2016 à 08h00 | Par Sarah Bascou, chambre d'agriculture de Bretagne

Découverte du porc bio à Elliant : une première journée réussie !

François Kerviel est producteur de porcs bio à Elliant (Finistère) depuis cinq ans. ll recevait chez lui à l'initiative de la chambre d'agriculture, une quinzaine d’éleveurs de toute la Bretagne, désireux d'engager une réflexion sur la production de porc bio. La demande en porc bio augmente en France et le marché est porteur. Néanmoins des freins existent, et la reconversion n’est pas toujours simple...

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Les normes bâtiment du cahier des charges bio sont aux antipodes des normes conventionnelles et génèrent généralement de forts investissements de départ.
Les normes bâtiment du cahier des charges bio sont aux antipodes des normes conventionnelles et génèrent généralement de forts investissements de départ. - © Terra

Avec moins de 400 élevages de porcs bio en France, l’offre française est aujourd’hui insuffisante pour couvrir les besoins de la transformation, et freine la consommation. En parallèle, la saisonnalité et le déséquilibre dans la consommation des morceaux posent une difficulté pour ce marché (exemple : le jambon qui représente 30 % du poids carcasse, 45 % des volumes consommés).

La conversion ou líinstallation : un parcours parfois difficile

Le cahier des charges européen applicable depuis 2009 impose des normes bâtiment souvent aux antipodes des normes conventionnelles : aire d’exercice extérieure, surface par animal, limitation des caillebotis à 50 % maximum de la surface,… Ce qui génère généralement de forts investissements de départ. François Kerviel, lui, a choisi de reconvertir un poulailler en post-sevrage-engraissement, moins coûteux à adapter qu’un bâtiment porc conventionnel.

Vers un systême cohérent et économe

Pour François, le lien au sol - un des fondamentaux de l’agriculture biologique - est indispensable au bon fonctionnement du système. Pour y répondre, il cultive 40 ha de cultures en rotation avec 12 ha d’herbe. Ces céréales sont valorisées par sa FAF et couvrent 65 à 70 % des besoins alimentaires des porcs et 100 % des besoins en paille. Les prairies assainissent les cultures, et sont valorisées avec un cheptel bovin allaitant. La viande est vendue en filière longue avec le groupement Bretagne Viande Bio. En 2016, le prix payé est de 3,6 €/kg carcasse en porc bio.

Devenir éleveur de porc bio ne s’improvise donc pas. La ferme de François est basée sur l’autonomie alimentaire, ce qui lui garantit une certaine robustesse. Il l’a construite en se donnant le temps de la réflexion et en s’assurant d’un débouché. La journée du 25 octobre était une première "mise en bouche". D’autres journées pour approfondir seront proposées. À suivre donc !

 

Contact :

Pour toute information, contactez Sarah Bascou, conseillère bio : 02 96 46 20 92

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