Terra 22 mai 2015 à 08h00 | Par Jean Dubé

Les 3 et 4 juin, le salon de l'herbe et des fourrages s'enracine à Nouvoitou

Le salon de l'herbe devenu aujourd'hui salon de l'herbe et des fourrages se déroule tous les ans dans une région différente, une année à Villefranche d'Allier dans l'Allier, une autre année à Mirecourt dans les Vosges, et revient tous les 3 ans à Nouvoitou en Ille-et-Vilaine. Ce rendez-vous unique de l'alimentation et de la culture des fourrages se professionnalise à chaque nouvelle édition. En 2015, il met l'accent sur l'expertise et le conseil et devrait attirer environ 30000 visiteurs.

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 (© Terra) Le concept : voir le maximum de choses en conditions réelles. 40 ha sont dédiés aux matériels et produits en démonstration. © Terra Le concept : voir le maximum de choses en conditions réelles. 40 ha sont dédiés aux matériels et produits en démonstration. © Terra

Frédéric Bondoux, Commissaire général du salon de l'herbe et des fourrages


"La gestion des fourrages requiert de l'expertise"

 

Le salon de l'herbe de Nouvoitou devient cette année
le salon de l'herbe et des fourrages. Quels sont les points marquants de ce salon nouvelle version ?

Frédéric Bondoux. Ce qui change cette année, c'est l'entrée de toutes les autres cultures fourragères, dans le contenu du salon. Là où la part de l'herbe est à moins de 50%, il est important que l'éleveur trouve un salon avec des réponses à toutes ses questions. Il ne se déplace pas pour avoir seulement une partie des informations dont il a besoin ! On verra donc du maïs, du sorgho, des betteraves fourragères, du colza fourrager, du méteil, des outils de travail du sol, de semis, de pulvérisation … puisque l'objectif était d'intégrer toute la gestion de ces cultures, dimension qui n'existait pas dans les éditions précédentes.

L'objectif ou le positionnement du salon ne changent pas, il s'agit d'apporter des solutions à l'éleveur pour produire sa ration sur son exploitation. Le concept du salon reste le même. Il s'agit de voir le maximum de choses en conditions réelles, des semences, des produits phyto, des engrais et des présentations de matériel. Le troisième point  qui ne varie pas, c'est l'organisation autour d'une allée unique qui permet de voir l'ensemble des exposants, sans manquer un seul élément.

 

Vous présentez plus de 100 exposants et 150 marques
en 2015. Quels sont les points essentiels de ce salon ?

F.B. Le premier, c'est bien-sûr l'ouverture sur les fourrages, l'ensemble des fourrages, le second, c'est l'apport de plus d'expertise. Quelque chose a changé dans notre métier. Avant, on présentait des solutions aux éleveurs, aujourd'hui on est dans la réponse à leurs questions. L'espace conseil permet de participer à des ateliers techniques et d’assister à des conférences, et nous avons décidé en plus de faire venir des experts, qui ne sont pas des instituts "officiels". Par exemple, vous pourrez rencontrer un Breton qui vit en Nouvelle Zélande et qui gère plusieurs exploitations uniquement à base d'herbe, un vétérinaire, un conseiller indépendant en gestion de troupeau, c'est nouveau et c'est quelque chose que l'on va chercher à développer, pour apporter encore plus d'expériences et d'expertise.

 

Il y aura beaucoup de rendez-vous autour de l'espace conseil, dites-nous comment ça marche ?

F.B. L'éleveur peut choisir d'assister à des conférences qui sont programmées ou participer sur le terrain en dynamique à des ateliers techniques. Enfin, il pourra rencontrer un technicien de chambre d'agriculture, de GDS, des instituts pour qu'ils répondent à ses questions. Je pense qu' au travers de cette organisation, on couvre toute la palette de ce que demande un éleveur qui visite le salon de l'herbe. Les thèmes des conférences sont variés et répondent à des problématiques des éleveurs, cela va de l’intérêt des légumineuses dans les systèmes fourragers, à l’effet du stade de récolte sur la valeur énergétique du maïs, à l’importance de l’agronomie pour réussir son maïs fourrage, en passant par l’intérêt de la chicorée dans les prairies. Il s'agit d'être à la fois complet et novateur sur tout ce qui existe sur la culture et la valorisation de l’ensemble des  fourragères, bref, sur toutes les nouvelles solutions qui permettent à l'éleveur de produire toute sa ration sur son exploitation.

 

Quelles grandes tendances avez-vous observées
depuis le dernier salon de Nouvoitou ?

F.B. En fait, les enjeux varient assez peu, mais l'arrêt des quotas laitiers est l'événement majeur de l'année et il aura sans doute des répercussions sur les systèmes. L’herbe reste une culture incontournable dans les zones de production AOC que ce soit en viande ou en lait, et une culture technico-économiquement très intéressante dans les autres zones.

Les grandes tendances sont assez récurrentes. La taille des machines grandit ou grossit bien-sûr chaque année. C'est lié au besoin de gain de productivité de l'éleveur pour ses chantiers, à l’agrandissement et à la difficulté à trouver de la main d’œuvre dans les exploitations.

Mais je note aussi des évolutions chez les semenciers. Sur le Salon de l'herbe et des fourrages en 2015, on présentera le premier label de mélange de semences fourragères. Il y a quelques années, on parlait uniquement espèce, variété.

J'observe aussi une évolution importante dans la distribution. La précision des machines a été considérablement améliorée. On mesure exactement ce qu'on met et ce qu'on donne ! On est quasiment au gramme près. C'est un des chemins vers l'agriculture de précision. C'est une tendance lourde, on cherche à découvrir tous les leviers possibles, pour réduire les coûts de ration dans les élevages. Les outils avaient déjà beaucoup évolué en grandes cultures vers l'agriculture de précision, il reste encore des progrès à faire en fenaison, en presse,  aujourd'hui il n'y a pas encore beaucoup de propositions sur ce marché.

 


En chiffres


40 ha pour les matériels et les produits en démonstration,

2 ha pour la plus grande vitrine fourragère de France,

100 exposants et 150 marques représentées par les fournisseurs nationaux,

30 000 visiteurs,

1 allée unique de circulation pour que les visiteurs ne manquent rien du salon,

10 conférences en accès libre et 6 ateliers dans l'espace conseil.

Les confÈrences


Mercredi 3 juin

10h30 / Intérêt des légumineuses dans les systèmes fourragers aujourd'hui - Arvalis-Institut du végétal. 11h30 / La luzerne dans la ration BDM. 13h30 / Présentation du premier label français sur les mélanges de semences fourragères - Gnis. 14h30 / Effet du stade de récolte sur la valeur énergétique du maïs. 15h30 / Des solutions innovantes pour produire avec moins de soja - Chambres d'agriculture de Bretagne.

Jeudi 4 juin

10h30 / Importance de l'agronomie pour le maïs : les dernières innovations d'implantation - Arvalis-Institut du végétal. 11h30 / Contrats à terme et produits laitiers - Agritel Euronext . 13h30 / Produire du lait rentable pour un marché volatil - Chambres d'agriculture de Bretagne. 14h30 / Fertilité des sols dans les systèmes fourragers - Arvalis-Institut du végétal. 15h30 / La chicorée dans les prairies semées : mythe et réalités – Inra, Rennes

PRATIQUE

Le salon de l'herbe et des fourrages est organisé les mercredi 3 et jeudi 4 juin à Nouvoitou, à 15 km au sud-est de Rennes (coordonnées GPS : Latitude : 48°2'11.44"N, Longitude : 1°31'30.96").

Entrée : 10 € par personne pour une inscription sur place, ou 5€ si vous vous inscrivez sur le site internet du salon :
http://inscription.profieldevents.com/SH /
5€ pour les étudiants (sur place et en ligne)

Possibilité de se restaurer sur place.

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