Terra 31 mars 2016 à 08h00 | Par Chantal Pape

Une démarche pour accepter le changement

Pilotée par la MSA, la démarche Avenir en soi se base sur le groupe pour aider chacun à accepter le changement. Si les premiers participants devaient faire face à des ennuis de santé, les prochains groupes vont accueillir aussi des agricultrices et agriculteurs contraints de changer d'orientation professionnelle pour raisons économiques.

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De gauche à droite : Yvette Kermoal, chargée d'études au service social de la MSA d'Armorique, et Aurélia Le Page,  responsable du secteur Vie professionnelle.
De gauche à droite : Yvette Kermoal, chargée d'études au service social de la MSA d'Armorique, et Aurélia Le Page, responsable du secteur Vie professionnelle. - © Terra

Imaginée pour aider à rebondir après un choc ou une rupture, la démarche Avenir en soi a démarré il y a maintenant sept ans dans le Finistère. "Jusqu'à présent, nous n'avons ciblé que des agriculteurs et des salariés confrontés à des problèmes de santé qui impactent leur poste de travail", explique Aurélia Le Page, responsable du secteur Vie professionnelle. Mais la crise que traversent actuellement toutes les productions agricoles amènera la MSA d'Armorique à la proposer aussi à des agriculteurs contraints par les difficultés financières à envisager une reconversion professionnelle.

Repérés par les travailleurs sociaux de la MSA, les participants doivent être prêts à se lancer dans cette démarche. "Elle leur demandera un gros travail de réflexion sur eux-mêmes. Dans l'idéal, il faut qu'ils aient déjà commencé à cheminer", indique Yvette Kermoal, chargée d'études au service social.

Un long processus de reconstruction

Pour que le groupe fonctionne, il faut que tous ses membres soient confrontés à une même problématique. "Il en va de sa cohésion. Et cette similitude va permettre aux uns et aux autres de voir qu'ils ne sont pas seuls à devoir affronter cette situation : c'est ensemble qu'ils rechercheront des solutions". Car, elles le constatent régulièrement lors de ces journées, "ce qui est dit par un pair a bien plus d'impact". Mais la démarche va prendre du temps.. "Si le travail en groupe s'étale sur trois à quatre mois, le processus de reconstruction va bien souvent demander trois à quatre ans, estime Yvette Kermoal. Et Avenir en soi n'est qu'une étape". Une étape d'autant plus efficace qu'elle sera doublée d'une prise en charge individuelle : suivi par un psychologue ou un psychiatre, sophrologie, hypnose... "Travail collectif et individuel vont permettre un recentrage sur soi, une re-narcissisation qui permettra aux individus de se redonner de la valeur". Et trouver en eux la force de dépasser l'épreuve qu'ils traversent pour imaginer et se reconstruire un avenir.

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