Terra 01 juin 2017 à 08h00 | Par Didier Mahé, chambres d'agriculture de Bretagne

Forum filières qualité-circuits courts : rencontrez vos futurs partenaires

Depuis deux ans, chaque semaine, un ou deux agriculteurs contactent un conseiller avec la volonté de trouver de nouveaux débouchés, de vendre sa production en direct ou en filières locales. Magasins, partenariat, les initiatives se multiplient. Dans le même temps, des artisans, des entreprises, des filières cherchent à travailler en direct avec des producteurs. Des sociétés développent des services pour faciliter la vente de ses produits. Aussi les chambres d’agriculture de Bretagne proposent deux rencontres avec des relations directes entre producteurs, filières et entreprises à Quimperlé (29) le 12 juin et à Caulnes (22) le 13 juin (de 14h à 17h).

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Les projets de diversification se multiplient, notamment en production laitière et en porc, avec un objectif : réduire l’effet des crises et de la volatilité des cours.
Les projets de diversification se multiplient, notamment en production laitière et en porc, avec un objectif : réduire l’effet des crises et de la volatilité des cours. - © J.C. Gutner

Depuis cinq ans, le nombre d’installations en circuits courts s’est stabilisé autour de 20 %. À ces jeunes qui arrivent avec un projet de création d’activité s’ajoutent depuis ces dernières années, des diversifications d’exploitations notamment laitière et porcine. Elles prennent aujourd’hui des formes très variées.

Un objectif commun, réduire l’effet des crises et de la volatilité des cours. Sur ce point, filières locales, qualité et vente directe peuvent avoir un effet stabilisateur. Par exemple, l’élevage de veau au lait entier ou la fourniture de lait pasteurisé pour une crêperie artisanale contribuent à accroitre les marges et déconnecter le prix de vente du marché mondial. D’autres ont fait le choix de la reconversion, ainsi les vergers ou des volailles bio ont pris la place des vaches. Des innovateurs à l’affût des tendances recherchent la bonne idée qui répondrait à un marché de niche en lien avec les nouvelles tendances alimentaires, le sans gluten, le végétal, de nouvelles productions fruitières…

Des compétences déjà existantes

Dans de nombreuses situations, l’agriculteur valorise un savoir-faire lié à une expérience antérieure comme la pâtisserie, la boucherie, la vente, l’accueil. Ces projets associent alors voisins, amis, famille dans une dynamique, dans un faire ensemble motivant. Une grande partie des sollicitations reçues par la chambre d’agriculture concernent également la recherche d’un revenu : Ma stabulation n’est plus utilisée, mes bâtiments sont encore en bon état, quelle activité pourrais-je conduire ? Quelle valorisation pour des prairies permanentes après l’arrêt de la production laitière ?

Des points communs

Il existe rarement de réponses toutes faites et, bien souvent, c’est l’agriculteur lui-même au détour d’une rencontre, d’un article de presse, d’une expérience personnelle qui décide de l’activité à mettre en place. C’est l’exemple de cet éleveur d’Ille et Vilaine : "Lors de la réunion lait de la coopérative, le technicien verger était présent, il cherchait des agriculteurs pour planter. L’idée a fait son chemin et finalement j’ai planté 40 hectares de verger pour produire du jus de pommes bio".

Ne pas idéaliser ces démarches

Chacun de ces projets est confronté à des questions nouvelles, différentes de celles qui se posent pour un atelier de production : la réglementation sanitaire, l’aménagement d’un local de transformation, le statut juridique de l’activité commerciale, le financement d’un projet novateur, les investissements à réaliser et les choix techniques à faire, la formation au métier à apprendre. Autre point qui peut devenir noir, la charge de travail avec la transition d’une activité à l’autre, la vente, la livraison en plus de la production.

Bien souvent, la décision de se lancer dans la commercialisation est prise rapidement, ces forums "des opportunités" à Quimperlé le 12 juin et Caulnes le 13 juin devraient permettre de prendre du recul, de revoir ces choix et peut-être de trouver un nouvel élan pour ceux qui ont déjà franchi le pas.

 

 

En vente directe, démarrer petit à petit

Éleveurs naisseur-engraisseur avec fabrication de l’aliment à la ferme et nourriture enrichie au lin, Sophie et Emmanuel Morin ont lancé une activité de vente de colis de viande de porc sur commande. "Avec un ami boucher, nous en parlions depuis des années. Le contexte des dernières années nous a fait franchir le pas. Nous avons aménagé un local sur la ferme, avec des ventes sur commande, uniquement à la ferme. Nos consommateurs, ce sont des personnes du secteur, maximum 15 à 20 km. Nous préférons y aller pas à pas, fidéliser la clientèle c’est tres dur. Notre souhait, c’est bien-sûr davantage de valeur ajoutée, mais aussi de faire découvrir le monde agricole. Les personnes que nous accueillons sur notre gîte n’ont pas idée de ce que c’est qu’un élevage de porc. Avec des cages maternité bien-être, la visite permettra de montrer les efforts des éleveurs".

 

Les entreprises présentes à découvrir


Des filières qualités : veau au lait entier, viande bovine label rouge, porc et volailles bio et label rouge

Des démarches locales : approvisionnement des artisans dans les domaines des viandes, des farines / Développement de productions végétales, lin, fruits

Des réponses logistiques avec Chronofood, Le petit forestier,

Des innovations : points de vente automatiques Filbing

Des solutions en matière de paiement, gestion de caisse ou de production avec le Crédit Agricole, Cerfrance et Atipic, Minebea Intec pesage

Un accompagnement communication et commercialisation avec Bienvenue à la ferme, Mes produits en ligne, Okadran, Invitation à la ferme, Pic Bois - Cap ouest signalétique

Des acteurs techniques de la transformation : Cozinox pour la transformation laitière, des prestataires de la transformation (Esat d’Hennebont et le Bois Jumel), des entreprises locales, mon labo fermier, Resagro, Sicalait

Un acteur du financement participatif : Miimosa

 

Info pratiques

Vous êtes impliqué dans une filière locale, vous cherchez des agriculteurs avec qui développer un marché nouveau. Il est encore possible de s’inscrire.

- Le 12 juin de 14h à 17h à Quimperlé (29) / entre Lorient et Concarneau salle des fêtes - avenue du Coat-Kaër

- Le 13 juin de 14h à 17h à Caulnes (22) / entre Lamballe et Rennes - salle des fêtes, rue de la ville Cherel (50 m derrière l’hôtel de ville).

 

Le programme

- Échanges sur les stands avec les entreprises présentes, rendez-vous avec des conseillers spécialisés

- Témoignage d’un agriculteur ayant fait évoluer ses activités (production, commercialisation) :

- Intervention sur les tendances de consommation et les perspectives pour la production alimentaire

- Clés de réussite pour mettre en place une nouvelle activité

 


CONTACT / INSCRIPTION : Ces rencontres sont gratuites, sur inscription auprès de Marie-Pierre Guyon. Tél. 02 23 48 28 10. Mail : marie-pierre.guyon@bretagne.chambagri.fr

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Terra se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves
Prochaine brève

10 brève(s) » voir toutes

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui