Terra 14 juillet 2016 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Journées PMS Normande, l'affluence

Entre 2 500 et 3 000 personnes ont participé aux journées PMS Normande, organisées les 6 et 7 juillet au Gaec Laval Dreams, à Amanlis (35). Un beau succès pour une manifestation qui, malgré une conjoncture difficile, a enregistré de bons résultats sur les ventes d'animaux .

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Malgré une conjoncture difficile, les ventes ont enregistré de bons résultats.
Malgré une conjoncture difficile, les ventes ont enregistré de bons résultats. - © Terra

À l'image des très nombreux partenaires présents sur l'exploitation, et des 1 600 repas servis en deux jours, cette nouvelle édition des ventes PMS, qui avait lieu sur l'exploitation de Jean-Michel et Isabelle Arondel à Amanlis a remporté un vif succès. "Ce que je retiens, c'est avant tout l'ambiance conviviale et festive qui a régné durant ces deux jours, ça fait du bien dans une conjoncture difficile de se retrouver entre éleveurs et de pouvoir discuter d'autres choses que de la crise", confie Jean-Michel Arondel.

Côté ventes, c'est aussi une belle réussite, puisque sur les 65 animaux présentés, 61 ont été vendus. Dans la vente silencieuse, 34 animaux sont partis sur les 38 présentés, avec un prix moyen d'environ 1 750 euros. Dans la vente aux enchères publiques, qui regroupait les 12 meilleurs animaux, le prix moyen a été de 2 550 euros, avec un Top prix à 4 000 euros. Enfin, dans la catégorie des génissons, 14 veaux, de 5 mois à un an, étaient mis en vente avec une moyenne de prix à hauteur de 3 200 euros et un Top prix à 5 400 euros.

Au cours de ces deux journées, une conférence a permis d'aborder la question de la santé au cœur des élevages. Eric Borius, directeur du GDS Bretagne a ainsi rappelé que les GDS avaient connu trois grandes étapes : l'éradication des maladies contagieuses, la maîtrise des maladies "collectives" et enfin les conseils santé. A ce sujet, il a pris l'exemple de la fusion des troupeaux, "qui amène à aborder différement les questions de santé et à être davantage dans l'anticipation". En effet, la santé reste le socle de l'élevage. La Coopédom est intervenue sur l'efficacité alimentaire, qui permet à la fois de répondre aux attentes sociétales, tout en préservant la santé et la productivité des animaux. Avant de laisser à Thomas de Bretagne d'Évolution, le soin de présenter le programme Génosanté, qui vise à améliorer la santé productive en élevage par la sélection génétique et le conseil (lire page 10). Enfin, Luc Mangelinck, du CER France est revenu sur la "longévité économique" et notamment le coût de la santé en élevage.

Le concours des jeunes présentateurs, fort en émotion, a réuni pas moins de 48 participants. C'est Etienne Huet (53) qui remporte ce concours, devant Paul Etienne Denais (35) et Mathieu Rossignol (53).

Pour conclure, si ces deux journées étaient essentiellement orientées vers les éleveurs, d'autres moments festifs ont eu lieu, comme la soirée du mercredi soir qui a accueilli 450 convives, une façon aussi de toucher le consommateur, autour des produits normands.

De gauche à droite : 
Philippe L'Anthoën (vice-président), Jacques Legendre (président), et Pascal Orvain (vice-président).
De gauche à droite : Philippe L'Anthoën (vice-président), Jacques Legendre (président), et Pascal Orvain (vice-président). - © Terra

AG de l'OS Normande

L'organisme de sélection en race normande a ouvert les journées PMS le mercredi 6 juillet par son assemblée générale.

Si les résultats du contrôle laitier 2015 montrent une population de femelles contrôlées en race normande en diminution (- 3,6 %), les responsables de l'OS s'interrogent : "cette baisse est-elle réelle au niveau de la population des femelles ou traduit-elle un désengagement plus fort des éleveurs de Normandes pour le contrôle de performance ?"

En revanche, au rayon des bonnes nouvelles, on retrouve en 2015 des niveaux de performance en qualité sanitaire qui n'avaient pas été obtenus depuis 2008. "Les progrès génétiques et la modernisation des élevages portent leur fruits", souligne le président de l'OS Jacques Legendre.

Si la production laitière par vache a baissé de 8 kg en 2015, elle n'est en rien due au progrès génétique où la Normande progresse plus vite que les autres races avec + 69 kg et 2,9 points d'Inel lors du changement de base en avril 2016. "Cette baisse est uniquement due aux effets troupeaux mais le potentiel de la race progresse vite", estime un technicien. Et d'ajouter : "Plus d'autonomie, privilégier la marge au produit... les raisons de privilégier le résultat économique par rapport au volume de production sont diverses".

Pour aller plus loin, un réseau d'éleveurs a d'ailleurs été créé afin de collecter les données nécessaires pour optimiser le potentiel de la Normande, bien au delà des simples résultats zootechniques. Les aspects étudiés dans ce réseau de 16 élevages, sont les performances économiques, sociales et environnementales. Les élevages du réseau ont été sélectionnés "de façon à illustrer la Normande triplement performante, dans une grande variété de systèmes".

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